Les industriels de la pêche font du caritatif

Avec la tension sociale que connaît depuis plusieurs mois la ville de Laâyoune, la décision de la Fédération nationale des industries de la pêche (FENIP) de créer sa fondation ne peut pas mieux tomber et sera sans doute accueillie avec soulagement par les autorités locales de la ville. L’idée germait depuis quelque temps dans l’esprit des membres de la fédération. L’objectif est de mener des opérations sociales et caritatives sur place.
A Laâyoune, un discours revient souvent au sein de la population : «On voit chaque jour des camions chargés de poisson quitter le port et prendre la destination d’autres villes». Cette initiative est donc une autre manière de faire profiter la région de ses richesses. Selon des sources proches du dossier, tous les membres de la fédération ont déjà validé cette option.
La fondation sera financée à travers des prélèvements sur les ventes de poisson. Un centime sera prélevé sur la vente de chaque kilogramme de pélagique et versé dans les caisses de l’association. Et comme Laâyoune est le principal port sardinier du pays, les prélèvements seront conséquents et pourront atteindre six millions de DH par an.

Parmi les axes auxquels s’intéressera la fondation figurent, assure-t-on, les activités génératrices de revenus à travers le lancement d’opérations de micro-crédits en plus de la création, entre autres, de l’équivalent des «Restos du cœur».
La possibilité d’étendre cette expérience à d’autres villes côtières n’est pas exclue. Tan Tan figure en pôle position pour être la deuxième sur la liste.