Le wali de Dakhla se fà¢che contre les banques

Elles ne veulent pas financer les projets Moukawalati.

Encore une fois les banques sont accusées de traîner les pieds dans le financement de la création d’entreprise. Le courroux vient cette fois-ci d’un représentant du ministère de l’intérieur. Les responsables de la wilaya de la région Oued Eddahab-Lagouira, dont relève la ville de Dakhla, sont depuis quelques semaines très remontés contre les établissements bancaires à qui ils reprochent de «ne pas s’impliquer sérieusement dans le financement des projets présentés par des jeunes de la région dans le cadre du programme Moukawalati».
Pour étayer ces propos, les services de la wilaya indiquent que sur un total de 40 projets présentés, les banques en ont à peine retenu 5. «Très insuffisant mais surtout injustifié», s’indigne le wali, Hamid Chabar, contacté à ce sujet par La Vie éco. Ce dernier est convaincu qu’à l’issue d’un processus de sélection déjà opéré, une grande majorité de ces dossiers  est bancable et il n’y a pas de raison de les refuser. M. Chabar l’a d’ailleurs fait savoir ouvertement lors d’une réunion tenue à Dakhla à la mi-mai à laquelle étaient conviés les représentants des banques dans la ville. Pour le wali, la région, qui représente 20% du territoire national, est en train de monter en puissance et dispose de tous les atouts pour être «un véritable pôle de développement économique régional». Il en donne pour preuve les 300 MDH qui viennent d’être alloués par les pouvoirs publics à la mise à niveau urbaine de la ville de Dakhla.
Autre problème, pour une ville comme Dakhla, la décision en matière bancaire est prise  au sein des  divisions régionales qui se trouvent soit à Laâyoune ou Agadir, soit carrément au niveau central à Casablanca. Un éloignement qui n’arrange guère les choses. «Si aujourd’hui nous parlons de régionalisation, les banques devraient songer à en faire de même en rendant leur processus de décision plus souple», plaide le wali.