Le PNUD critique les régimes arabes

un rapport accablant.

«Les pays arabes sont encore loin de parvenir à une société libre et à une bonne gouvernance», c’est là une des conclusions sans ambages du Rapport 2004 sur le développement humain dans le monde arabe, élaboré par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement). Le document dont la rédaction a été confiée à des scientifiques, acteurs de la société civile et faiseurs d’opinion de la région, estime qu’outre les pays sous occupation comme la Palestine où la liberté et les droits de l’homme sont dangereusement bafoués, même les pays arabes indépendants restent dominés par des «régimes autoritaires qui imposent de fortes restrictions à la liberté, aux droits politiques et à la participation de la société civile afin de ne pas permettre l’émergence d’une opposition qui remette en cause l’hégémonie non issue d’un système démocratique représentatif de la société».
Le document relève néanmoins quelques percées et cite le Maroc où «les organisations politiques qui militent en faveur des droits de l’homme (…) ont réussi à inciter le gouvernement à reconnaître des violations antérieures, notamment dans le dossier des disparitions d’opposants politiques, et à chercher à remédier au problème». Le rapport n’élude pas les conséquences de l’occupation américaine de l’Iraq où il signale l’aggravation de l’insécurité, la dégradation des droits de l’homme ou encore le viol des femmes même dans les casernes de l’armée d’occupation. Au-delà des raisons et des méthodes connues, adoptées par les régimes qui se trouvent ainsi stigmatisés, le tout dernier rapport du PNUD explique que la conjoncture internationale de lutte contre le terrorisme, n’a pas servi la cause de la démocratisation dans les pays arabes.
Parmi les recommandations, il y a la suppression de l’état d’urgence, de la discrimination des minorités et la garantie de l’indépendance de la justice