Le PND quitte Al Wifak et s’unit avec Al Ahd

Le PND a décidé finalement de claquer la porte de la coalition d’Al Wifak (Alliance nationale) formée en 2004 avec le Parti de la réforme et du développement de Abderrahmane El Kohen, Initiatives citoyennes pour le développement de Mohamed Benhamou, le Mouvement démocratique et social de Mahmoud Archane et le Parti de la Choura et de l’Istiqlal de Abdelwahed Maâch.

Mardi 10 juillet, en effet, les partis de Abdallah Kadiri et de Najib El Ouazzani annonçaient officiellement à Rabat leur intention de se présenter aux échéances du 7 septembre prochain en battant listes et programme communs.

Chapeautée par un conseil de la présidence composé des dirigeants des deux partis, d’un secrétariat national, d’un bureau politique et d’un comité central mixtes, l’union du Parti national démocrate et du parti Al Ahd prévoit de présenter des listes communes dans 86 circonscriptions sur les 95 que comptera le pays, dépassant du coup le minimum légal de 75 % imposé aux unions partisanes.

Créé au début des années 80 à la suite d’une scission du RNI, le PND dispose aujourd’hui de 15 députés à la première Chambre et de 23 conseillers à la deuxième. C’est dire que l’union avec Al Ahd sera quelque peu inégale. D’ailleurs, le parti de Abdellah Kadiri devrait fournir un nombre de têtes de listes supérieur à celui de son allié. Quant à Al Ahd qui, peu après sa création en 2002, avait remporté 5 sièges à la première Chambre, il devrait trouver dans le PND un allié axé sur le rural. Il reste, toutefois, à savoir si l’union des deux formations, symbolisée par les deux logos, la clé et la voiture, parviendra à juguler la perte de vitesse du PND.