Laenser fait le forcing pour faire passer son plan pélagique

Après moult hésitations qui ont été à l’origine de critiques sévères à son égard, le ministre des Pêches, Mohand Laenser, semble décidé à faire adopter le plan d’aménagement de la pêche pélagique, contre vents et marées. Selon un membre de son cabinet, ce dernier prendra une décision avant la rentrée pour la mise en œuvre de ce plan, présenté pour la première fois en octobre 2005, et dont l’adoption, annoncée comme imminente, traîne toujours en raison d’importantes divergences qui ont vu le jour entre les différents segments du secteur.

Pas de vacances donc pour les équipes du ministère, d’autant plus qu’une copie de la dernière mouture devra être remise à la primature pour concertation.

Cette fois-ci, en revanche, la mise en œuvre du plan pélagique sera graduelle. La première étape concernera le lancement d’appels d’offres pour l’attribution des quotas de pêche. Objectif affiché : ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé, où l’on avait développé des situations de rente qui continuent encore de polluer le secteur.

Les attributions se feront sur la base de cahiers des charges, actuellement en cours d’élaboration. Le Secrétariat général du gouvernement est lui aussi associé à ce processus, précise-t-on au ministère. L’objectif est de trouver le moyen de «donner une plus grande force juridique aux plans d’aménagement, y compris celui des céphalopodes». Reste que les opérateurs voient toujours d’un mauvais œil la rubrique réservée à la congélation en mer qui, selon eux, sert uniquement les intérêts de quelques privilégiés du secteur qui continuent de bénéficier de rentes ! Quant à la question financière des tickets d’entrée, chiffrés à 1,5 million de DH en plus d’une taxe sur le chiffre d’affaires, elle n’est toujours pas tranchée.