La France l’aura soutenu jusqu’au bout

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Yasser Arafat, Abou Ammar, de son nom de guerre, s’est éteint le jeudi 11 novembre 2004, à l’âge de 75 ans, à l’hôpital militaire Percy de Clamart dans la banlieue parisienne. L’homme qui a incarné, un demi-siècle durant, la Palestine et symbolisait l’espoir d’un Etat palestinien est décédé dans cet hôpital où il avait été admis le 29 octobre.
L’Autorité palestinienne a décrété un deuil de quarante jours dans l’ensemble des territoires palestiniens. Des funérailles officielles sont prévues au Caire le vendredi 12 novembre. Le cercueil de Yasser Arafat sera ensuite transféré à bord d’un hélicoptère militaire égyptien à Ramallah, où le président de l’Autorité palestinienne sera inhumé dans son quartier général de la Mouqataâ.
Rappelons que le premier chef d’Etat à réagir au décès d’Arafat fut le président de la République française, Jacques Chirac, qui a exprimé son «émotion» et présenté ses «très sincères condoléances» au peuple palestinien, à qui il a exprimé «l’amitié de la France et du peuple français». Le chef de l’Etat français s’est rendu à l’hôpital militaire Percy en fin de matinée, jeudi, pour rendre un «dernier hommage» à Yasser Arafat.
Une cérémonie officielle était prévue ensuite en fin d’après-midi, sur la base militaire de Villacoublay, dans les Yvelines, en présence du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avant le départ de l’avion (Airbus A-319 de l’armée de l’air) qui devait transporter la dépouille d’Arafat au Caire.
Saluons, ici, l’attitude amicale et exemplaire des autorités françaises depuis l’acceptation de l’hospitalisation d’Arafat dans un hôpital militaire de la banlieue parisienne. Une attitude qui confirme l’excellence des relations de la France avec le monde arabe.