La campagne agricole presque sauvée

La campagne agricole est presque sauvée. C’est le cas de le dire concernant les précipitations enregistrées en cette fin de mois de février, alors que les agriculteurs commençaient à s’inquiéter sérieusement. Non seulement les pluies ont fini par être au rendez-vous, mais elles ont été presque générales et particulièrement abondantes. Même certaines régions à faible pluviométrie ont connu des records historiques. C’est le cas notamment des provinces du Sud. Selon les statistiques de la Direction de la météorologie nationale, la pluviométrie observée du 1er septembre 2003 au 26 février 2004 est largement excédentaire, comparée à la moyenne enregistrée sur 30 ans (1971- 2000).
Dans les provinces du Sud, ces excédents vont de 60 à 70% avec des records de +72% à Ouarzazate, +71% pour Dakhla et +69% pour Tan Tan. Les villes du Sud-Est, où le ciel n’est pas toujours clément, ont connu également des excédents importants : +111% à Bouarfa, où le cumul pluviométrique est de 173 mm contre une normale de 82 mm sur la période 1971-2000 et +59% à Errachidia. Dans les autres régions du pays, des records sont également à relever : +84% à Al Hoceima (même si ça tombe un peu mal) et Nador, et +46% à Fès Saïss.
Ces niveaux ont été atteints grâce notamment aux dernières pluies enregistrées et qui sont, selon la Direction de la météorologie, abondantes. Ainsi, du 21 au 26 février, il est tombé 69 mm à Kasba-Tadla, 65 mm à Larache, 35 mm à Kénitra et 26 mm à Taroudant. Cela dit, certaines régions – elles ne sont pas nombreuses – accusent de légers déficits par rapport à la normale. C’est le cas de Meknès, Chefchaouen, Marrakech et Laâyoune.
Reste à espérer qu’à fin mars, il pleuve également. La campagne serait alors sauvée