La Bourse de Casablanca fait moins que ses homologues africaines

Selon une étude commanditée par le Corporate Concil on Africa, basé à Washington, et rendue publique le 2 février par le cabinet de courtage Databank Financial Services Ltd, la Bourse ghanéenne a été la plus rentable au monde en 2003. Sur une soixantaine d’indices boursiers analysés par le cabinet en question, celui de la place ghanéenne a enregistré la plus forte progression, à savoir +144% par rapport à 2002.
D’autres Bourses africaines ont enregistré de très bonnes performances. Il s’agit notamment de l’Ouganda, du Kenya, du Nigeria et de l’Egypte, dont les indices ont progressé en moyenne de 50%. De manière globale, les indices des places financières africaines ont progressé en moyenne de 41% en 2003.
A côté de ces chiffres, la Bourse de Casablanca fait pâle figure avec ses 32,3%. Mais attention, il faut comparer le comparable.
Les volumes échangés à Casablanca en 2003 s’élèvent à 53,7 milliards de DH, soit environ 5,3 milliards de dollars contre 43,5 millions de dollars seulement à la Bourse du Ghana. Il y a également la capitalisation boursière qui est de 11 milliards de dollars à Casablanca contre 1,4 milliard seulement à Accra.
Quant à la question de la rentabilité, ce ne serait, selon les analystes, qu’un leurre car les Bourses africaines restent des places financières très risquées. Mais le risque n’est-il pas le corollaire naturel de la rentabilité ?