Film hindi à  New Delhi

quelques leçons à  tirer

En dehors de son aspect officiel, le voyage en Inde d’une délégation ministérielle marocaine était des plus instructifs. Première surprise, à l’aéroport de New Delhi le jour même de l’arrivée. A sa descente de l’avion, la délégation trouve un cortège de voitures officielles garées sur le tarmac. Sauf que les voitures officielles n’étaient ni des limousines, ni des voitures de luxe du genre BMW ou Mercedes, comme cela se fait chez nous. A part le premier ministre, qui a eu droit à une Mercedes, tous les autres ont dû s’entasser à deux dans des Ford Ikon qui ne sont autres que l’équivalent indien de notre voiture économique, montées localement par Ford India et vendues à 500 000 roupies, soit environ 100 000 DH. Un officiel indien nous dira plus tard que ce sont là les voitures auxquelles ont droit tous les ministres, à l’exception du chef du gouvernement.
Quelques minutes plus tard, et alors que le cortège était noyé dans les rues de New Delhi. Deuxième surprise : les bus, qui se comptent par milliers, et malgré leur état délabré ne crachent pas de fumée. Renseignements pris, tous les moyens de transport public, ou presque, à Delhi, se sont mis au CNG, (Compressed Natural Gas, ou gaz naturel comprimé). Fabriqué localement, il est moins cher, pas polluant du tout et la consommation des moteurs est moindre. Si seulement on pouvait faire la même chose à Casablanca.
Mercredi 8 décembre, troisième surprise. La délégation marocaine se rend à Agra, à 200 km de New Delhi, pour visiter le Taj Mahal. Le voyage est effectué à bord d’un A 320 flambant neuf d’Air India. Et là, on nous apprend qu’il y a trois compagnies aériennes en Inde : Air India, Indian Airlines et Jet Airways. Cette dernière, pourtant la plus petite des trois, possède à elle seule une flotte de 40 appareils – plus que la RAM – et opère quelque 250 vols par jour en interne et à l’étranger.