Baisse des tarifs de l’eau à  usage industriel

Les industriels du secteur textile doivent une fière chandelle à  l’italien Legler et à  l’espagnol Settavex qui ont réussi à  arracher au gouvernement quelques concessions et non des moindres.

Les industriels du secteur textile doivent une fière chandelle à l’italien Legler et à l’espagnol Settavex qui ont réussi à arracher au gouvernement quelques concessions et non des moindres. La plus importante concerne la tarification de l’eau à usage industriel, appliquée aux industries qui opèrent en amont de la filière, notamment dans la filature et le tissage. Ainsi, les deux investisseurs, qui présentent tout de même des projets assez consistants, ont demandé expressément à la commission des investissements une baisse des tarifs de l’eau. Leur argument : les industries en amont de la confection sont de grosses consommatrices d’eau. Or, quand les usines sont implantées sur l’axe Rabat-Casablanca-El Jadida-Settat, où le mètre cube coûte plus cher que dans d’autres régions, la rentabilité de l’investissement est affectée.
6,50 DH le mètre cube pour les entreprises qui consomment plus de 400 000 m3 par an
L’argument tient la route, certes, mais il fallait surtout convaincre les distributeurs d’eau (régies et concessionnaires) et l’ONEP qui y voient une baisse de leur chiffre d’affaires. Il n’empêche qu’au terme de plusieurs réunions marathon, l’ONEP et la direction des Régies au ministère de l’Intérieur ont proposé, dans un premier temps, un tarif de 6,50 DH le mètre cube mais uniquement pour les industriels qui consomment plus de 800 000 m3 par an. Apparemment, ce n’était pas suffisant car les industriels sont revenus à la charge, soutenus par d’autres membres de la commission qui pensaient que le seuil des 800 000 m3 était trop sélectif. En fin de compte, les parties sont tombés d’accord sur un minima de 400 000 m3 par an. L’avantage sera donc accordé aux entreprises opérant en amont de la filière textile, implantées dans toutes les régions du Royaume. Merci qui ?