Allo Mc Kinsey ? SOS

Après l’enthousisame déclenché par la présentation de l’ambitieux plan «Emergence» et les premiers pas concrets entrepris sur le volet offshoring, il est temps de passer à la mise en œuvre globale.

La Vie éco a appris, de source bien informée, que le cabinet McKinsey, auteur des études et analyses qui ont servi de base à l’élaboration dudit plan, a été appelé par le gouvernement pour participer à cette phase de mise en œuvre. Une source gouvernementale explique qu’il ne s’agit pas «de confier au cabinet le pilotage de la mise en œuvre du programme, car c’est une tâche qui reste du ressort des pouvoirs publics, mais seulement de mettre à contribution les experts de McKinsey pour certains aspects». Ainsi, comme l’explique notre source, quand il s’agira par exemple de formuler des offres, de concevoir des packages ou de faire des arbitrages importants, «le cabinet McKinsey sera seulement consulté», l’essentiel du travail étant réalisé, lui, par les équipes des différentes administrations concernées. Cela dit, cet appel à contribution coûtera tout de même à l’Etat la somme de 29 MDH qui s’ajouteront à la trentaine de millions facturés pour la conception du programme.

En fait, le problème est lié au départ du directeur de la production industrielle (ministère de l’industrie et du commerce), Jamal Eddine El Jamali, un des artisans du plan, et qui était supposé piloter le passage à l’action. L’homme, en effet, connaissait «Emergence» par cœur. Mais le ministre, Salah Eddine Mezouar, semble être confiant. Au ministère, il y a des compétences qui permettent d’assurer une bonne relève. Pas d’inquiétudes, donc, pour la continuation du plan «Emergence».