Agriculture de conservation : 1798 hectares reconvertis dans la région de Fès-Meknès

La province de Sefrou se taille la part du lion avec 820 ha. Le système permet d’intensifier durablement la production agricole par des techniques respectueuses des ressources naturelles.

Quelque 1 798 hectares. C’est la superficie qui sera convertie en agriculture de conservation, un système qui permet d’intensifier durablement la production agricole par des techniques respectueuses des ressources naturelles, dans la région de Fès-Meknès durant l’actuelle campagne.
D’après un rapport de la Direction régionale de l’agriculture, la province de Sefrou se taillera la part du lion avec avec 820 ha, suivie d’El Hajeb avec 678,5 ha, Taounate (205,33 ha), Taza (25 ha), Meknès (20 ha), Fès (20) et Ifrane (10 ha) et Boulemane (10 ha).

Adaptation aux changements climatiques

Pour mener à bien ce programme de reconversion, il a été procédé à l’acquisition de huit semences de l’agriculture de conservation, huit machines d’irrigation par aspersion, 300 quintaux d’engrais DAP et autant d’engrais azotés, 248 quintaux de céréales et 200 litres d’herbicides.
L’agriculture de conservation est un système qui permet d’intensifier durablement la production agricole par des techniques respectueuses des ressources naturelles, principalement l’eau et le sol, et plus économes en énergie et temps de travail. Cette pratique permet ainsi l’adaptation de l’agriculture aux effets du changement climatique. L’agriculture de conservation est largement répandue dans une cinquantaine de pays répartis sur les cinq continents sur plus de 180 millions d’hectares et sur 1,2 million en Afrique. Elle est pratiquée dans la majorité des systèmes de production, dans les deux hémisphères, dans les zones arides ou humides et dans les plaines ou en altitude.

Le ministère de l’agriculture promeut cette agriculture depuis quelques années, à travers notamment des projets d’adaptation aux changements climatiques, dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) en collaboration avec des institutions internationales et une incitation financière à l’achat de semoir de semis direct, accessible via le Fonds de développement agricole.