Une paix lointaine

Que faut-il faire pour régler la question palestinienne ? Une solution est-elle possible ? Verrons-nous de notre vivant la paix au Proche-Orient ?

Que faut-il  faire pour régler la question palestinienne ? Une solution est-elle possible? Verrons-nous de notre vivant la paix au Proche-Orient ?

Nous avons grandi avec des images de la Palestine depuis que la télé existe. Nous avons haï Israël, trouvé que c’est un Etat qui ne doit pas exister et qui n’a aucune légitimité, nous avons aimé Mahmoud Darwich, nous avons usé et abusé de l’émotion car c’est un sujet qui nous tient à cœur et dans lequel se mélangent notre histoire arabe et notre identité musulmane.

Alors, pour une fois, tentons de voir les choses comme elles sont. Qu’avons-nous aujourd’hui ? D’un côté, Israël. Un Etat arrogant, bafouant et défiant les lois internationales y compris quand elles émanent de l’ONU. Mais un Etat également et surtout soutenu par les Etats-Unis et l’Occident. Aucun pays industrialisé n’arrive à lui faire entendre raison. Le soutien inconditionnel d’Israël dans ces pays prend même la forme d’une carte très forte dans le jeu politique. Dans la plupart de ces pays occidentaux aucun candidat au poste de chef d’Etat, à moins qu’il soit fou ou inconscient, n’oserait condamner l’Etat sioniste s’il veut être réélu. Israël détient l’arme nucléaire. C’est également, il faut le reconnaître, la seule vraie démocratie dans sa région et c’est, en plus, un pays développé en matière de sciences, de recherche, d’éducation, etc.

De l’autre côté, les Palestiniens, éternellement divisés avec deux présidents. Un, à Gaza, est détesté par les Occidentaux car jugé proche de l’Iran et dont le modèle social, le discours, et la manière de procéder prêtent à tout sauf à la négociation et à l’accalmie. Il bombarde Israël avec des missiles qui tombent souvent en mer ou dans la nature quand ils ne sont pas interceptés par l’armée israélienne. Tout en sachant que la réponse va être des centaines d’enfants de Gaza bombardés par les avions. Ce n’est pas de la résistance. C’est au mieux de l’inconscience, au pire du sacrifice d’enfants pour se maintenir avec le Hamas à Gaza. L’autre président, lui, est affaibli, sans charisme et dont la voix ne porte pas plus loin que la Cisjordanie.

Pour contrer l’ennemi, il va à New York pour présenter la Palestine comme candidat au statut de pays observateur aux Nations Unies avec des chances de réussite quasi nulles. Et quand bien même il réussirait à le faire, cela changerait-il quelque chose ? La réponse est évidemment non. La preuve, la Palestine, en devenant membre de l’Unesco, a quasiment condamné cette institution car les Etats-Unis, qui en étaient un des principaux bailleurs, lui ont coupé les vivres. Alors que faire ?