Nos vœux pour 2008 !

Que les oulémas émettent une fatwa interdisant aux Marocains qui n’ont pas les moyens de s’endetter pour acheter le mouton.
Des drames familiaux seraient ainsi évités.

Il est de tradition, en fin d’année, de faire des vœux. Pour l’année 2008, voici quelques souhaits dont la réalisation changerait le visage du Maroc.
Que l’on décrète quelques fêtes nationales journées travaillées. En 2008, nous aurons 16 jours fériés et, hasard du calendrier, trois semaines susceptibles de donner lieu à des ponts. En tout, 22 jours sans travail sur 261 journées ouvrables (sans compter les congés annuels). 8,4% de manque à gagner pour le PIB !
Que les oulémas se décident enfin à prendre position sur le crédit bancaire. Qu’ils émettent aussi une fatwa interdisant aux Marocains qui n’ont pas les moyens de s’endetter pour acheter le mouton de l’Aïd. De véritables drames familiaux seraient ainsi évités.
Que les automobilistes s’excusent quand ils ne respectent pas la priorité au lieu d’agresser leurs victimes. La circulation ressemble de plus en plus à une jungle.
Que le Maroc prenne à bras le corps le problème de l’alcoolisme et de la toxicomanie chez les jeunes. Quand un pays a osé parler du sida à la télé, il peut également reconnaître publiquement ses problèmes d’addiction et surtout agir pour atténuer l’ampleur du fléau.
Que les chaînes nationales nous servent un vrai journal télévisé. Les Marocains ont besoin de proximité, de savoir ce qui se passe dans leur pays, avant de connaître le nombre de morts quotidien en Irak ou le résultat des négociations sur le programme nucléaire iranien. Le 12 mars 2007, l’actualité présidentielle en Mauritanie a précédé l’info sur l’attentat du cybercafé survenu la veille à Casablanca !
Que l’on pose sérieusement – et publiquement – la problématique de l’arabisation des matières scientifiques dans les lycées. Nous fabriquons des diplômés qui ne savent pas parler français, langue des affaires au Maroc, et qui, souvent, ne trouvent pas d’emploi en raison de leur incapacité à faire une phrase correcte. De grâce soyons réalistes.
Que les parents donnent l’exemple et apprennent à leurs enfants à ne pas jeter l’emballage de leurs biscuits dans la rue, à s’excuser quand ils sont en tort et à ne pas chercher à arnaquer leurs semblables à tout bout de champ. Nous avons un comportement de sous-développés, faisons en sorte que nos héritiers soient mieux éduqués, plus civilisés.
Bonne année 2008 !