Le vrai visage de l’islam

Le vrai islam n’a rien à voir et ne se retrouve pas dans un khimar, un voile ou une barbe.

Il devient de plus en plus urgent d’immuniser la religion contre les psychopathes, les escrocs, les opportunistes, les manipulateurs et toute sorte d’intrus qui, soit par défaut soit par choix délibéré, se retrouvent à utiliser l’islam pour des fins qui n’ont strictement aucun lien ni de loin ni de près. Malheureusement, ce que retient l’opinion publique, surtout occidentale, c’est la cruauté et l’atrocité des actes d’un jeune prétendu musulman ou qu’on croit comme tel parce qu’il a crié «Allah Akbar» ou parce qu’on a trouvé sur son smartphone des vidéos propagandistes de Daech ou un drapeau noir dans son sac… Pour les analystes et les médias ces indices sont suffisants pour en faire un Musulman comme c’est le cas encore récemment avec le tueur d’Orlando et de l’assassin du couple de policiers à Magnan en France.

Mais savent-ils au moins ce que musulman veut vraiment dire ? Connaissent-ils le vrai visage de l’islam et pas celui qu’on colle à tort et à travers à tous ceux qui arboreraient des signes extérieurs distinctifs ? Le vrai islam n’a rien à voir et ne se retrouve pas dans un khimar, un voile ou une barbe. Le Coran et la vie du Prophète Mohammed, la Sunna, sont pleins d’enseignements sur ce qu’était notre islam à ses origines et ce qu’il doit être. Il n’y a pas d’islam modéré, d’islam d’Orient, d’islam de France… Il y a un seul et vrai islam, c’est celui qui fait passer l’être humain avant tout le reste, celui qui pardonne, qui facilite la vie, qui tolère, qui ne s’accroche pas aux apparences mais s’intéresse à ce qu’il y a de plus profond et de plus vrai chez l’être humain : sa conscience. 

C’est ce vrai islam que le Maroc prône depuis toujours et continue encore de le faire. D’où l’engagement de SM le Roi Mohammed VI en personne pour que le vrai visage de l’islam soit connu, compris et défendu aux quatre coins du monde, à commencer par l’Afrique. Les drames quotidiens dans certaines régions d’Afrique sont le résultat d’années et de décennies de vide cultuel et spirituel laissé par ceux qui étaient censés assurer l’encadrement. Un vide qui a été rempli par les bandes de terroristes qui, pour embrigader et recruter les jeunes, utilisent tous les moyens, à commencer par la religion. Le printemps arabe, Al Qaeda, Daech et les nouvelles technologies sont tous passés par là.

Et si aujourd’hui les pays africains ont accouru pour faire former leurs imams au Maroc à la Fondation Mohammed VI, c’est parce qu’ils ont enfin compris d’où vient le mal.

Saâd Benmansour