Crimes de guerres impunis

Alors que les ex-golden boy du monde recalculent leur budget resto et vacances, des enfants palestiniens meurent sous les balles d’une barbarie qui dure depuis 60 ans !

Que retenir de l’année 2008 qui vient de s’achever ? La cherté de la vie ? Le capitalisme mondial sauvage et débridé qui a plongé le monde dans la récession ? L’élection de Barack Obama à la tête de la première puissance mondiale ? Le retour des talibans en force ? Les catastrophes naturelles qui ont fait 200 000 morts ? Ou encore le mystère du père inconnu de l’enfant que porte Rachida Dati ?
Pour la plupart des citoyens de la planète Terre, on aurait aimé que 2008 n’ait pas existé. Trop de malheurs et beaucoup d’appauvrissement. Pourtant, cette année-là a été riche en enseignements, deux en particulier : le premier est que le capitalisme sans régulation est une utopie. L’homme étant cupide par défaut, les exigences extravagantes de rentabilité et de rémunération des capitaux ont un frein, celui du partage nécessaire de richesses, sans lequel tout système finit par s’écrouler. Le deuxième est celui d’une prise de conscience de la donne environnementale. Le monde a trop tiré sur la corde des ressources et obéré son potentiel de développement, négligeant cette maxime née de la sagesse populaire qui préconise que celui qui veut aller loin ménage sa monture. Cela prendra certainement du temps mais les économies panseront leurs plaies, espérons juste qu’elles tireront les leçons de leurs erreurs.
Il existe cependant certains citoyens de cette planète sur lesquels le temps passe sans apporter de changement. Pour les Palestiniens, c’est d’abord de vie, ensuite de survie qu’il s’agit. Il y a un an, la Bande de Gaza était bombardée, puis soumise à un blocus. 1,5 million de personnes privées de nourriture, d’eau, de carburant, d’électricité, durent forcer les frontières avec l’Egypte pour pouvoir s’en sortir.
Douze mois plus tard, alors que les golden boy du monde refont les comptes de leur budget resto et vacances, Israël, sous prétexte de défendre des portions de désert contre des tirs de roquettes, a froidement bombardé la population civile à Gaza, tuant 310 personnes en quarante huit-heures seulement et en blessant 1 400. Quel tort ces cinq sœurs, enfants âgées de moins de 10 ans, ont-elles fait pour subir la barbarie du plus fort ? Une barbarie qui continue au-delà des soubresauts de l’économie mondiale. Le compte n’est pas fini ! Le sera-t-il un jour ? En ce début 2009, ayez une pensée pour ces personnes qui se battent pour leur territoire depuis 60 ans.