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Nabila Rmili: «Aller vers 2 millions d’usagers du transport public dans la ville»

La mobilité urbaine s’intensifie. Le réseau du tramway s’étoffe et est complété par d’autres moyens. Le projet du métro revient au-devant de la scène, la présidente du Conseil de la ville explique.

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Rendez-vous 2030 ! 
«Est-ce un hasard que Casablanca s’inscrit à l’horizon 2030 ? Il s’agit d’une date sur laquelle on travaille depuis bien avant l’annonce de la Coupe du monde.
L’État s’active dans le cadre de la Stratégie nationale de développement durable à cet horizon, comme il est question de Génération Green pour le secteur agricole, ou encore celle énergétique, portuaire ou celle de gestion des risques, etc. Et aujourd’hui, on est sur la stratégie Casablanca pour être au rendez-vous du Mondial 2030».

Maillage densifié 
«Un défi que nous sommes tous appelés à relever. Il est à noter que la vision du développement de la ville date de 2014. Une vision dont l’une des manifestations était la nécessité de régler la question de la mobilité.
Le topo d’abord. Casablanca, c’est une ville de pratiquement 4 millions d’habitants, mais où circulent 12 millions de personnes au quotidien ? Autant dire qu’il s’agit d’un vrai challenge qui se doit de s’inscrire dans la durabilité. Valeur aujourd’hui, le réseau des bus compte 700 véhicules qui transportent 400.000 voyageurs/jour, alors que le réseau du tramway est utilisé par quelque 200.000 personnes. L’un dans l’autre, on est à 600.000 passagers.
Pour les BHNS, les chiffres sont encourageants, puisque sur les 50 premiers jours de la mise en service des 24 kilomètres couverts, on a célébré le 1 million de passagers. Maintenant, avec l’entrée en service des T3 et 4 des lignes de tramway dans les semaines à venir, on sera dans les 800.000, voire 1 million des usagers du transport public. Il faut dire que, en deux années, on est sur une vitesse de croisière, en vue de répondre aux besoins des citoyennes et des citoyens».

Beaucoup d’efforts à faire 
«Évidemment, autant on peut être fiers des acquis, autant on est conscients qu’il faut encore des efforts pour faire plus et mieux. D’autant plus que certains indicateurs nous incitent à encore aller de l’avant. À titre illustratif, certaines études font état que 65% de Casablancaises et de Casablancais se rendent encore à leur lieu de travail à pied et il va falloir qu’on fasse des efforts pour réduire ce taux à moins de 60%. Notre objectif étant d’arriver, à terme, à ce que 2 millions de personnes fassent usage des transports publics.
Or, avec le RER en perspective, il est clair qu’on avance dans la bonne direction. La diversification des moyens de transport et leur complémentarité jouent en faveur de cet optimisme.
Encore faut-il réfléchir sur les différents outils en vue de répondre à une demande de plus en plus croissante. D’ailleurs, le projet du métro revient au-devant de la scène. Le projet s’est posé et se posera encore. L’étude n’est pas figée quant à la nécessité d’un nouveau réseau dans ce sens, mais l’impératif d’étoffer l’offre du transport public reste d’actualité».
Dans la même veine, il y a tout un ensemble d’actions qui sont menées, notamment dans l’objectif de décongestionner le centre-ville, avec plus particulièrement la délocalisation de Derb Omar, avec à la clé la mise en place d’une zone logistique en projet et qui sera implantée à Médiouna. À cela, il faudrait également ajouter l’interdiction de la circulation des poids lourds.
Des actions qui visent à fluidifier, d’une part, la circulation, mais aussi qui s’inscrivent dans le choix de la durabilité pour lequel la ville a opté.