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Espace public : La transformation en marche

Il y a des infrastructures qui relèvent du matériel, mais on n’omet pas l’importance de l’immatériel.À Casablanca, on a pris l’équation en compte. Illustrations.

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Espaces verts
Dans la métropole, il y a eu toujours une problématique liée aux espaces verts. On était en fait dans une configuration de 1 mètre carré par habitant, alors que les recommandations de l’OMS stipulent 5 mètres. On était loin du compte. On comprend dès lors qu’une ville qui veut s’inscrire dans la durabilité y prête attention. D’où les actions menées tous azimuts, visant à augmenter les espaces verts.
Soit par la création de nouveaux parcs ou encore la réhabilitation de l’existant, dans les 16 arrondissements que compte la ville. Al Hadaba Al Khadra, bâtie sur les 12 hectares de l’ancienne décharge fermée dans les années 1980, en est un exemple.

Infrastructures sportives 
On le sait, depuis des mois, le mythique Stade Mohammed V est en pleine rénovation. Et tout doit être prêt, selon les normes de la CAF, mais aussi de la FIFA, pour la Coupe d’Afrique des nations d’ici 2025.
Mais, outre l’enceinte, quatre autres terrains d’entraînement doivent être à disposition. On apprend que, à la faveur des efforts du Conseil communal, on travaille sur la réhabilitation de stades existants. La Sonarges s’en occupe. Bien entendu, les terrains de proximité ne sont pas en reste.

Animation
La question de l’animation, notamment dans la ville, se pose avec acuité. Il y a une soif qui s’exprime. C’est pris en compte. Que ce soit à l’horizon des événements à venir ou encore pour répondre aux attentes des populations.
Tout récemment, le Conseil communal et celui de la région ont procédé à la signature d’une convention avec le département de la Culture. Objectif : élaborer un plan d’action culturelle pour la métropole pour les années à venir. Les arrondissements, qui disposent de budgets pour ce segment, sont aussi invités à y mettre du leur pour animer les quartiers. Dans les semaines qui viennent, plusieurs festivals sont au programme, annonce-t-on.

Musée
L’offre muséale sera renforcée. La ville de Casablanca compte quelques musées, mais de petite dimension. Et qui fonctionnent, presque dans la discrétion. Ça ne sera plus le cas. La métropole aura au moins deux musées. Annonce est faite du Musée Villa Carl Ficke, objet d’une convention entre la Fondation nationale des musées et le Conseil de la ville.

Aquarium
Cela fait des années qu’on en parle. La ville atlantique sans aquarium. C’est dans le pipe et il sera le fruit d’un partenariat entre le Conseil de la ville, celui de la région Casablanca-Settat et la CDG. Coût annoncé l’année dernière : 400 millions de dirhams. Les prévisions font état d’un nombre de visiteurs avoisinant les 500.000 personnes.
Un autre lieu d’attractivité, le Zoo de Aïn Sbaâ. Le long feuilleton arrive au stade de dénouement. L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé et adjugé. Il sera ouvert incessamment.

Marché central
Sur le boulevard Mohammed V, il y a un lieu d’attractivité historique. Juste face à l’hôtel Lincoln se trouve le Marché central. Le lieu est promis à connaître une nouvelle vie. En effet, il devra être agrandi et doté d’un roof top (toit), annonce-t-on. Outre le commerce, il devra servir pour offrir une expérience culinaire. Et ce sera le cas pour les autres marchés municipaux.

Vue sur les planches
Le Grand théâtre de Casablanca, sur le boulevard Hassan II, est fin prêt. Mais tout le monde s’interroge sur son ouverture. Pas de date annoncée pour le moment, les responsables sont en quête d’un business plan pour sa gestion. Ce que l’on sait, c’est qu’il coûte 100 millions de dirhams par an à la ville.

Toilettes publiques
Ça peut paraître de l’anodin, voire de l’anecdotique. Pourtant, on sait que c’est un réel calvaire quand quelqu’un est dans le besoin. Il y a quelques années, on croyait avoir réglé le problème, avec la «reconstruction» de certaines toilettes publiques. Seulement voilà, pas de mise en service. À croire les responsables de la commune de Casablanca, cela va relever de l’histoire ancienne. C’est sous peu, assure-t-on.