Dossiers Spéciaux
Ces news que l’on pourrait lire en 2030 (8/10)
Non, il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète. Le Maroc est en train de faire des pas de géant dans divers domaines à travers de nombreux projets structurants. D’ici cinq ans, plusieurs d’entre eux auront vu le jour. Méli-mélo d’une trentaine de dépêches susceptibles d’être publiées en 2030.
Céréales
Enfin l’autosuffisance ou presque
Dans les environs de Tiznit, les récoltes de céréales annoncées ce 26 mai 2030 sont exceptionnelles. La combinaison de deux facteurs a fait renaître ces vastes plaines où naguère rien ne poussait. L’utilisation généralisée de la variété de blé «jawahir» adaptée aux conditions climatiques sévères est expérimentée pour la première fois dans cette même région depuis 2020.
Son rendement peut atteindre jusqu’à 70 qx/ha. Le deuxième facteur étant la mise en service de la première tranche de la station de dessalement, la plus grande dans le pays avec une capacité de 350 millions de m3, qui va irriguer jusqu’à 30.000 hectares. Un peu partout dans le pays, la saison agricole est très bonne.
La récolte du blé couvre presque entièrement les besoins du pays. On devrait s’approcher d’un taux de satisfaction de 90%. Il y a cinq ans, le gouvernement avait lancé un programme d’irrigation d’un million d’hectares réservé aux céréales. Le ministère de l’Agriculture avait annoncé à l’époque que ce programme allait satisfaire les besoins du pays à hauteur de 80%, quelles que soient les conditions climatiques.
L’objectif est ainsi largement atteint. Le Royaume continue néanmoins d’importer les céréales, mais principalement pour des besoins de transformation et de réexportation vers l’Afrique. C’est que le pays est devenu progressivement un hub céréalier pour le continent.
Les blindés «made in Morocco»
Premier contrat africain
TASM, la filiale marocaine de l’indien Tata Advanced Systems, vient d’annoncer, ce 15 août 2025, la conclusion d’un contrat de fourniture d’un premier lot de véhicules de combat WhAP 8×8, fabriqués au Maroc, pour un pays africain. L’usine située aux environs de Casablanca a démarré sa production fin 2028.
Sa construction a été lancée suite à un accord de partenariat signé fin 2024 entre le constructeur indien Tata Advanced Systems (TASL), l’Administration de la Défense nationale et l’AMDIE. Les cadres et les techniciens chargés de faire fonctionner cette unité avaient été envoyés en formation, l’année même, en Inde.
L’usine qui a démarré avec une capacité de production de 100 unités par an, avec un taux d’intégration de départ de 35%, s’approche rapidement des 50% contractuels. Pour le modèle livré aux FAR, une amélioration importante a été apportée à ces véhicules qui sont équipés de tourelles spécifiques et de canons de grande envergure.
L’industrie militaire, dont les bases ont été lancées au début de la dernière décennie, a atteint un stade très avancé avec la fabrication, en plus des blindés, des drones, du matériel roulant, des armes légères, des munitions et autres dispositifs militaires en plus des composants pour les avions de chasse et de transport.
Maroc-Mauritanie
Le flux commercial s’intensifie
Un jour exceptionnel, ce 15 janvier 2030. Plusieurs dizaines de camions de transport international routier s’alignent devant le passage frontalier situé sur l’axe routier Smara-Bir Moghreine, le temps de finaliser les formalités administratives.
Le poste, réalisé en 2025, est déjà entré en activité depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’y transitent des marchandises débarquées au port de Dakhla Atlantique à destination du Mali et du Burkina Faso. Certains camions continuent même leur route jusqu’au Niger.
Auparavant, cet axe était emprunté essentiellement pour les transporteurs des fruits et légumes et autres produits frais issus principalement de la région de Dakhla. Depuis la mise en service de la station de dessalement qui irrigue une superficie de plusieurs milliers d’hectares, les produits maraîchers sont exportés directement, en premier, vers la ville de Zouerate, puis vers d’autres régions de l’Est mauritanien et même vers le Mali et le Burkina Faso.
C’est certes le passage frontalier le plus fréquenté, avec celui d’El Guerguarat, mais il n’est pas le seul. Un peu plus au Sud, ce sont des convois de transport de fer qui traversent, dans le sens opposé, le passage entre Aousserd et Fdérik, un autre poste dont la création date de 2025, pour alimenter les usines marocaines de production de l’acier.