Dossiers Spéciaux
Ces news que l’on pourrait lire en 2030 (5/10)
Non, il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète. Le Maroc est en train de faire des pas de géant dans divers domaines à travers de nombreux projets structurants. D’ici cinq ans, plusieurs d’entre eux auront vu le jour. Méli-mélo d’une trentaine de dépêches susceptibles d’être publiées en 2030.
RAM
La flotte compte 150 appareils
La Royal Air Maroc vient de réceptionner, ce 17 mai 2030, un nouvel appareil qui porte sa flotte à 150 avions. Cette nouvelle acquisition rentre dans le cadre du contrat-programme 2023-2037 signé entre le gouvernement et la RAM en juillet 2023, qui a permis de donner à la compagnie nationale les moyens de ses ambitions.
Mobilisant pas moins de 15 milliards de dollars d’investissements pour renforcer substantiellement sa flotte, la compagnie vise l’ouverture de 100 nouvelles lignes internationales, lui permettant de jouer dans la cour des grands transporteurs aériens, sachant que sa flotte ne dépassait pas la cinquantaine d’appareils en 2025.
L’augmentation de la capacité de la compagnie nationale est d’un précieux apport à la Stratégie nationale 2030 dédiée au tourisme qui vise d’accueillir 26 millions de visiteurs, en cette année. Elle contribue également significativement aux résultats de l’Office national des aéroports qui a recensé près de 80 millions de passagers dans les aéroports du Royaume.
La compagnie aérienne ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : 50 nouveaux autres appareils sont censés être livrés durant les sept prochaines années pour permettre à la RAM de disposer d’une flotte de 200 avions.
Automobile
Le cap de 2 millions de véhicules par an atteint
Cinq ans après avoir atteint une capacité de production d’un million de véhicules par an en 2025, voici le Royaume doublant cette capacité avec la mise en service, ce 17 mars 2030, de l’unité de production d’un nouveau constructeur. C’est que l’industrie automobile s’est imposée comme un pilier central du développement industriel du Royaume.
Elle incarne de la plus belle des manières la pertinence de la logique des écosystèmes industriels qui ont fait la force des deux premiers constructeurs automobiles installés au Maroc (Renault Group et Stellantis).
L’augmentation du taux d’intégration locale sur des segments à haute valeur ajoutée (moteurs, boîtes de vitesse, contenus technologiques, pneus…) et l’essor de l’écosystème dédié aux batteries électriques ainsi qu’aux systèmes de gestion (BMS) favorisent l’installation de grands constructeurs.
De plus, la production des véhicules électriques, qui enregistre une demande ascensionnelle, permet au Maroc de prendre la place qu’il mérite sur l’échiquier de l’industrie automobile mondiale.
Batteries
La troisième unité Cobco opérationnelle
Le complexe industriel intégré de Cobco est officiellement achevé avec l’inauguration, ce 15 octobre 2030, de sa troisième unité. En 2025 déjà, une première phase a été réalisée pour la production des précurseurs de cathodes (pCAM) à base de nickel-manganèse-cobalt (NMC).
Il s’agit des composants essentiels des batteries pour véhicules électriques et de stockage stationnaire d’énergie. Cobco, société de droit marocain, fruit d’un partenariat stratégique entre Al Mada et CNGR Advanced Materials, leader mondial des matériaux pour batteries, devient ainsi un acteur central dans les chaînes de valeur mondiales des technologies vertes.
Avec une capacité équivalente à 70 GWh/an, Cobco peut équiper jusqu’à un million de véhicules électriques par an. Le complexe industriel comprend ainsi 120.000 tonnes par an de capacités de production de précurseurs NMC et 60.000 tonnes par an de capacités de production de cathodes LFP (lithium-fer-phosphate) ainsi que des unités de raffinage de métaux critiques et de recyclage de la black mass, avec une capacité de traitement de plus de 60.000 tonnes par an.