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Ces news que l’on pourrait lire en 2030 (4/10)

Non, il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète. Le Maroc est en train de faire des pas de géant dans divers domaines à travers de nombreux projets structurants. D’ici cinq ans, plusieurs d’entre eux auront vu le jour. Méli-mélo d’une trentaine de dépêches susceptibles d’être publiées en 2030.

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Hydrogène vert
Le Maroc, un leader régional affirmé
En ce 18 septembre 2030, l’unité de production d’hydrogène vert de Tarfaya entre en service. C’est la quatrième du genre après celles de Dakhla, Laâyoune et Guelmim qui abritent des électrolyseurs, des usines chimiques et des stations de dessalement.

Au total, le Maroc produit environ 500.000 tonnes d’hydrogène vert par an, dont une partie est destinée à l’Europe via des accords d’export avec l’Allemagne, l’Espagne et la France. Localement, l’hydrogène alimente plusieurs industries, notamment celles des engrais et la sidérurgie et des transports pilotes à Casablanca et Tanger.

Grâce à sa stratégie nationale et son «Offre Maroc» lancée en 2024, le pays a mobilisé plus de 300.000 hectares de foncier et des dizaines de milliards de dollars d’investissements pour développer une filière intégrée, allant des énergies renouvelables à l’exportation d’ammoniac et de carburants synthétiques.

La filière a généré 18.000 emplois directs et indirects. Le coût du kilo d’hydrogène vert est tombé à environ 2 euros le kilo, rendant le Maroc compétitif face aux autres producteurs. Le Royaume ambitionne d’atteindre 1 million de tonnes par an d’ici2035, confirmant sa place de pionnier en Afrique et partenaire énergétique stratégique pour l’Europe.

Eau potable
Marrakech, approvisionnée par Sebou
Les premiers hectolitres de l’eau du bassin du Sebou arrivent ce 17 mai 2030 jusqu’à Marrakech. L’interconnexion hydraulique stratégique entre les barrages du Nord et ceux du Centre est désormais opérationnelle, permettant le transfert quotidien de millions de litres d’eau pour alimenter en priorité les zones agricoles des provinces de Marrakech, Rhamna et Chichaoua.

Ce chantier, à forte portée environnementale et économique, permet de réduire significativement la dépendance de la région aux précipitations pluviométriques, de plus en plus irrégulières à cause du changement climatique. Le transfert valorise des ressources hydriques autrefois perdues en mer dans le Nord, en les mobilisant pour des zones en stress hydrique chronique.

Il s’inscrit dans le cadre du projet de l’autoroute de l’eau lancé en 2023, dont la première étape a été la connexion entre le bassin du Sebou et celui du Bouregreg. Ce projet renforce la solidarité inter-bassins et incarne une nouvelle vision de gestion intégrée et équitable de l’eau au Maroc.

ONCF
Le premier train «made in Morocco» sur les rails
Après plusieurs mois d’essais, le premier train automoteur «made in Morocco», sorti de l’unité de production de rames automotrices, créée à l’initiative de l’ONCF, est mis en circulation ce 18 octobre 2030.

Cette prouesse est le résultat du programme d’investissement lancé officiellement par l’Office en 2024, qui avait mobilisé près de 100 milliards de dirhams pour la mise à niveau du réseau ferroviaire.

C’est que l’appel à concurrence lancé en 2023 pour l’acquisition de 168 rames automotrices pour un montant de 16 MMDH prévoyait non seulement l’achat de trains (avec un planning de livraison jusqu’en 2030), mais aussi un partenariat pour la maintenance et le développement industriel.

Pour l’export, les premières rames automotrices fabriquées au Royaume seront expédiées à partir de 2035. Le secteur ferroviaire rejoindra ainsi le club des industries exportatrices, notamment l’automobile et l’aéronautique.