Dossiers Spéciaux
Ces news que l’on pourrait lire en 2030 (3/10)
Non, il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète. Le Maroc est en train de faire des pas de géant dans divers domaines à travers de nombreux projets structurants. D’ici cinq ans, plusieurs d’entre eux auront vu le jour. Méli-mélo d’une trentaine de dépêches susceptibles d’être publiées en 2030.
Centrale nucléaire marocaine
Premier coup de pioche
Le coup d’envoi des travaux de construction de la première centrale nucléaire a été donné officiellement ce 23 novembre 2030 après que le choix de la technologie a été tranché. Située sur la côte atlantique au sud de Safi, cette centrale devrait générer assez d’électricité pour faire face aux besoins énormes du Royaume.
Le Maroc ayant mis en place un vaste programme de dessalement, développé son industrie métallurgique et accueilli plusieurs data centers hyperscales, des secteurs fort énergivores. En attendant l’entrée en activité de la centrale, des réacteurs modulables d’une moindre envergure, des SRM, viennent en appoint.
La centrale, tout comme les SRM, sera alimentée en combustible par l’uranium produit par Uranext, une filiale d’InnovX installée au sud d’El Jadida. Le minerai, extrait du phosphate dit «yellowcake», est enrichi à l’échelle locale pour un usage civil.
L’usine d’extraction de l’uranium concentré à partir de l’acide phosphorique avait été lancée en mai 2025, les premières lignes de production sont entrées en activité juste après et, aujourd’hui, l’usine compte 12 lignes de production.
Bourse
Le marché à terme complète son offre
Le gendarme du marché vient d’accorder, ce 14 novembre 2030, son feu vert pour les «Futures sur taux». Avec ce nouveau produit, le marché financier marocain complète son offre en produits dérivés pour jouer désormais dans la cour des grands. Que de chemin parcouru depuis 2025 quand le «Future Masi 20» a été lancé !
Désormais, le marché des capitaux intègre l’ensemble des produits dérivés modernes, tels que les swaps, les options ou encore les produits structurés. La place financière de Casablanca offre ainsi aux investisseurs institutionnels, aux entreprises, ainsi qu’aux particuliers avertis des outils performants de couverture, de diversification et de gestion des risques, mais aussi d’optimisation de rendement.
Le marché a beaucoup gagné en profondeur et en liquidité. Avec un cadre réglementaire renforcé et une infrastructure robuste, le Maroc n’a plus rien à envier aux places financières internationales. Il est même positionné comme un hub régional des produits dérivés en Afrique du Nord.
Génération Green
Le pari réussi
Le ministre de l’Agriculture a présenté, ce 15 décembre 2030, le bilan de la stratégie «Génération Green 2020-2030». Et les résultats sont éloquents. Le gouvernement a atteint les objectifs assignés à cette stratégie agricole lancée dix années auparavant.
En plus de l’augmentation de la productivité, des rendements et l’expansion des cultures à forte valeur ajoutée…, le Maroc a réussi à moderniser son agriculture. Une nouvelle classe moyenne agricole connectée a vu le jour. Ce sont 350.000 jeunes agriculteurs qui ont bénéficié des apports de cette stratégie.
Ils disposent actuellement d’exploitations modernes et équipées de solutions agritech, dont des systèmes d’irrigation automatisés, des drones, des solutions climato-intelligentes, des outils d’agriculture de précision…
L’agritech n’est plus un luxe inaccessible. Elle s’est tellement démocratisée qu’elle est devenue un important levier de productivité, de durabilité et de résilience mais aussi d’attractivité pour les jeunes. Un modèle dont les pays africains en quête d’une agriculture moderne, connectée et durable, s’inspirent.