Transport urbain par autobus à Casablanca : les pièces du puzzle sont presque constituées

Le Fonds d’accompagnement des réformes de transport, la région et le Conseil de la commune de Casablanca financeront l’acquisition de 350 autobus, à hauteur de 1,1 milliard de dirhams. Le nouveau prestataire bénéficiera de subventions de l’Etablissement de coopération intercommunal Al Baida pour combler le déficit d’exploitation. Ratp Dev et Alsa sont en lice pour remplacer M’dina Bus.

On y voit un peu plus clair dans le feuilleton interminable du transport urbain par autobus à Casablanca. Jeudi 25 juillet, une séance exceptionnelle de l’Etablissement de coopération intercommunal (ECI) Al Baida, convoquée à la dernière minute par la wilaya de la région de Casablanca, a permis de clarifier la situation. Une multitude de nouvelles mesures ont été prises par l’ECI casablancais. En effet, les dix-huit présidents de communes, qui constituent le Conseil d’administration d’Al Baida, ont voté à l’unanimité deux décisions très importantes. «La première permettra de mettre en place un nouveau système de billetterie, et surtout de financer l’acquisition des premiers 350 véhicules, l’acquisition du même nombre de bus devant être assurée par le nouveau prestataire», souligne Abdelaziz El Omari, président de la commune de Casablanca. Cet investissement, qui est de l’ordre de 1,1 milliard de DH, sera financé par le Fonds d’accompagnement des réformes de transport (FART), la région de Casablanca-Settat et le Conseil de la commune de Casablanca.
La deuxième, elle, concerne Casa Transport. «La SDL casablancaise sera chargée de superviser les mécanismes de coordination entre le réseau du tramway et les bus», poursuit M. El Omari. Elle était, de facto, dépossédée du dossier de l’appel d’offres de l’acquisition des 350 bus, confié à Al Baida depuis quelques mois.

Le feuilleton des appels d’offres se poursuit

A l’image du système de subventions dont bénéficie RATP Dev Casablanca qui exploite le réseau de Tramway de la capitale économique, un avantage similaire sera accordé au futur remplaçant de M’dina Bus. «Et c’est l’ECI Al Baida qui se chargera ainsi de combler le déficit d’exploitation au profit du nouveau prestataire», souligne Abdelaziz El Omari. Néanmoins, il faudra patienter pour en savoir plus sur le montant de la subvention. Autre clarification du maire, en réponse à l’épée de Damoclès de la fin du contrat avec M’dina Bus prévue début novembre 2019: la garantie de la continuité du service public est assurée par la loi, y compris la Constitution. «Le gouvernement interviendra pour garantir cette continuité», précise-t-il.

Enfin, si cette question de la continuité du service de transport urbain par autobus est assurée, demeure cependant la question des appels d’offres, qui prennent plus de temps prévu. Actuellement, deux appels d’offres tiennent en haleine le public. Le premier concerne l’acquisition de 350 autobus auxquels sept entreprises, dont Scania et Volvo, ont présenté leurs offres. L’ouverture des plis initialement prévue le 23 juillet a été repoussée au 4 septembre.
Le deuxième a trait au choix du futur prestataire. Le groupe Alsa et RATP Dev ont soumis leurs offres. L’adjudicataire remplacera donc M’dina Bus à partir de novembre 2019. Toutes les pièces du puzzle sont ainsi presque constituées. Reste le montage.