Transport urbain à Casablanca : une période transitoire compliquée

Le déploiement des 400 bus d’occasion à Casablanca n’a pas eu lieu au premier janvier comme cela a été annoncé. Cela complique davantage le contrat intermédiaire signé entre Alsa et l’ECI Al Baida.

Selon des informations dont nous disposons, le déploiement des 400 bus, devant être acquis dans le cadre du contrat intermédiaire signé entre Alsa st l’Etablissement de coopération intercommunal (ECI) Al Baida, devra se faire «dans les jours qui viennent», comme exprimé par une source proche du dossier ayant requis l’anonymat. A l’heure où nous mettions sous presse, ce déploiement a déjà pris du retard de plus d’une semaine, ayant été annoncé, dans un premier temps, au premier janvier 2020. Résultat, les bus vétustes de M’dina Bus, l’ancien prestataire, continuent à sillonner les artères de la capitale économique. Nous ne savons pas si les 400 bus d’occasion annoncés ont été effectivement acheminés à Casablanca, en totalité, ou pas, bien qu’il ait déjà été annoncé que plusieurs tranches ont été acquises en provenance d’Europe.

Quoi qu’il en soit, il reste toujours les opérations d’habillage devant uniformiser toute la flotte, avec une identité qui devra ressembler aux bus mis en service à Rabat. Ces opérations nécessitent évidement du temps, ce qui rallonge le délai de mise en service des véhicules. Pour ce qui est des 250 bus en circulation actuellement, portant toujours l’empreinte de l’ancien prestataire, et les traces d’une gestion désastreuse du transport urbain par autobus à Casablanca, il est fort probable qu’ils seront acheminés à la casse. Une fin logique.

Une période transitoire qui s’annonce difficile

Le contrat intermédiaire qui a commencé en novembre dernier s’annonce difficile, mais cela était prévisible. Dans un entretien publié dans nos colonnes, José Alberto Pérez, directeur général d’Alsa Maroc, avait révélé, justement, que son entreprise a dû relever un grand défi à partir de novembre 2019, à savoir assurer la continuité du service en utilisant les autobus de M’dina Bus, en état de dégradation avancée. «Nous avons accepté de démarrer l’exploitation dans des conditions très difficiles. Vu la dégradation avancée du service et l’état actuel des bus, c’est totalement impossible de garantir la continuité du service de transport public jusqu’à septembre 2020», nous avait-il déclaré. Or, maintenant, le déploiement d’occasion prend encore du retard, ce qui complique davantage les choses.

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