Agadir négocie le virage industriel

Depuis plus d’un an, la région Souss-Massa investit dans le plan d’accélération industriel. Il s’agit de rompre avec la trop forte dépendance aux moteurs économiques traditionnels que sont l’agriculture, le tourisme et la pêche. A la clé, le développement de nouveaux écosystèmes et des milliers d’emplois.

Le chef-lieu du Souss vit depuis mercredi 3 juillet au rythme des musiques amazigh et du monde. Et ce, à l’occasion de la 16e édition du festival Timitar qui se clôturera ce 7 juillet. Après 15 ans d’expériences réussies, cet événement est un moment pour offrir une belle image de cohésion sociale, d’organisation, de mobilisation et d’implication des autorités locales, des élus et des opérateurs économiques de la région, sans oublier le comportement civique exemplaire de toute une population. C’est aussi une opportunité pour parler de toute une région et de ses ambitions économiques malgré les contraintes. Destination ensoleillée 360 jours par an, classée parmi les plus belles baies du monde, une position leader dans l’agriculture et la transformation des produits de la mer, Agadir et sa région disposent d’importants atouts et potentialités. L’économie de la région est cependant en légère décélération depuis 2010. Rareté des ressources hydriques et des richesses halieutiques qui ont émigré vers le grand Sud, sans oublier une faible croissance du tourisme, colonne vertébrale de l’économie locale, le Souss-Massa est confronté à plusieurs entraves conjoncturelles et structurelles.

Mais la région démontre encore une fois une forte résilience face à la crise économique en comparaison avec le reste du Royaume et n’hésite pas à se réinventer. Il faut en effet se renouveler pour aller de l’avant et endiguer la trop forte dépendance aux moteurs économiques traditionnels que sont l’agriculture, le tourisme et la pêche. Aujourd’hui avec la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle, ce sont de nouvelles opportunités de création de richesses en perspective.
De grands projets structurants accompagnent cette dynamique industrielle, tels que le développement de la station balnéaire de Taghazout, l’aménagement d’une zone franche et la construction d’un CHU. Au programme, figurent également, le développement de l’aquaculture, le parc Haliopolis, l’agropole, la valorisation des produits du terroir, le chantier de dessalement et la mise à niveau du port, entre autres.
Autant de projets porteurs de milliers d’emplois dès l’an prochain et qui laissent entrevoir un avenir meilleur.
Reste plus qu’à accompagner ce développement par une mise à niveau urbaine et une meilleure maîtrise du développement du cadre bâti. Les monuments de la première étape de la reconstruction d’Agadir sont dans, ce cadre, une richesse à préserver. Entièrement reconstruite après le tremblement de terre de 1960, Agadir est un beau challenge que l’on continue à relever et qui mérite tout ce développement en perspective. Comme pour la reconstruction, cela ne se fera pas sans les hommes et les femmes de cette région.

Ce sont eux qui ont contribué à faire ce qu’est devenue cette région. Aujourd’hui rien ne se fera sans l’implication et la mobilisation de tous.