Textile : l’Esith forme 340 lauréats par an et affiche un taux d’insertion de 100%

L’école anticipe sur les besoins des entreprises et diversifie ses formations. Outre le textile, les lauréats sont recherchés par d’autres secteurs dont l’automobile, l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la banque et le transport.

L’industrie du textile et de l’habillement devrait créer 200 000 emplois à l’horizon 2020. Pour la profession, le grand souci est de trouver sur le marché les compétences dont ont besoin les différentes branches d’activité. C’est pour préparer le terrain que l’Association marocaine de l’industrie du textile et de l’habillement (Amith) a diligenté une étude sur «les besoins précis au niveau national, régional et par filière pour adapter la formation dispensée par l’Ecole supérieure de l’industrie du textile et de l’habillement (Esith) et les établissements de l’OFPPT», explique Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith. Les conclusions seront rendues incessamment. En attendant, on sait que les profils les plus demandés sont les opérateurs et opératrices, mais également les compétences en création. Mais les besoins vont bien au- delà. «Les entreprises partenaires nous demandent des profils spécialisés en management de production, notamment en textile-habillement, en supply chain et ses métiers, ainsi que des profils transversaux comme l’hygiène sécurité et le merchandising», fait savoir Mohamed Farhat, directeur général de l’Esith. Et pour satisfaire les entreprises en profils maîtrisant l’anglais et ayant un parcours riche sur le volet parascolaire, l’école a instauré l’obligation de la validation du certificat TOEIC (test of english for international communication) et encourage les étudiants à adhérer aux clubs (où ils peuvent entreprendre des activés et échanger avec les camarades) au sein de l’école et même d’en créer. Aujourd’hui, l’école en a une douzaine dans divers domaines, entre autres, l’entrepreneuriat, l’entrepreneuriat social, la solidarité, le théâtre et le débat. «Nous nous investissons également dans les serious games, que ce soit pour la supply chain, le brand management ou le management en général. Ces jeux d’entreprises ont un impact très positif sur le développement personnel de nos futurs managers, que ce soit du point de vue technique ou de celui du développement de quelques soft skills comme le management de projets, la prise de décision ou le travail en équipe», explique le directeur.

L’école offre des prestations personnalisées aux entreprises du textile

Créée à la demande des industriels, l’Esith dit être en mesure d’être à la hauteur de leurs attentes dans la mesure où, selon Mohamed Ferhat, elle a «toujours su anticiper les besoins». Et d’ajouter : «C’est en 2004 que nous avons mis sur le marché la première promotion des ingénieurs en logistique, spécialité très demandée par les candidats au même titre que la licence professionnelle Gestion des achats et Sourcing et la filière Hygiène, sécurité et environnement du cycle master spécialisé». Cet engouement, l’école le doit à la proximité de l’entreprise qui fait que les programmes sont réajustés et adaptés en permanence, l’importance accordée aux stages en entreprises (7 mois pour les trois années de licence professionnelle) et au taux d’insertion qui est de 100%. 

Chaque année, 320 à 342 diplômés directement opérationnels (responsable de production, responsable qualité, supply chain manager, technico-commercial, acheteur industriel, responsable du système d’information, responsable de planification, chef de produit, merchandiser) sortent de l’Esith. Ces profils ne sont pas recrutés que dans le textile, ils sont recherchés par l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire et les laboratoires pharmaceutiques. Ils travaillent aussi  dans la banque, les TIC, la grande distribution et le transport (RAM, ONCF). C’est d’ailleurs pour mieux faciliter l’insertion que l’école a fondé un centre de développement de carrière qui répondra aux besoins des entreprises en compétences d’une manière réactive et personnalisée.