Textile : les exportations se redressent

Au premier semestre, la confection et la bonneterie affichent des hausses respectivement de 4,5% et 1,5%. Les industriels sont optimistes pour la seconde moitié de l’année.

Les industriels du textile et de l’habillement retrouvent le moral. D’après les dernières statistiques de l’Office des changes, arrêtées à fin juin, les exportations du textile et cuir ont progressé de 4,1%, à 17,5 milliards de DH, dont 1,5 milliard pour la chaussure. La hausse des exportations de textile concerne aussi bien la confection que la maille. Les vêtements confectionnés ont en effet enregistré une croissance de 4,5% par rapport à la même période de l’année dernière, à 10,8 milliards de DH. La filière bonneterie, quant à elle, a évolué de 1,5%.  

Pour le marché local, on ne dispose pas de données précises, mais les industriels soulignent que «cette période est caractérisée par une grande activité en raison de l’approche de Aid Al Fitr pour répondre aux besoins, en particulier en vêtements pour enfants».
Commentant les statistiques officielles, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith) préfère parler d’amélioration plutôt que de reprise car «aujourd’hui nous ne sommes plus dans cette logique de crise, de pertes de marchés, etc. Il y a plutôt beaucoup d’opportunités sur le marché européen auxquelles l’offre marocaine doit répondre». Aujourd’hui, poursuit-on à l’association, les industriels ne sont plus dans un climat d’attentisme ; au contraire, les réalisations à fin juin ont donné lieu à une remobilisation au niveau du secteur. Et pour consolider la situation, l’Amith fait beaucoup de sensibilisation et de communication auprès des entreprises ainsi qu’auprès des donneurs d’ordre étrangers en vue de promouvoir l’apport de la stratégie industrielle pour le développement de l’offre marocaine.

Ramadan perturbe le calendrier de production

Selon les professionnels, une bonne dynamique s’est enclenchée dans la mesure où plusieurs entreprises s’apprêtent ou ont déjà lancé des projets d’investissement en vue de développer ou diversifier leur offre et, surtout, l’adapter aux besoins des donneurs d’ordre. L’Amith tient à préciser que «les entreprises sont également suivies par leurs partenaires, notamment les banques et les administrations dans la réalisation de leurs projets». Cependant, en raison de Ramadan, les opérateurs font état d’une tension au niveau des délais de livraison. «Le calendrier de production est quelque peu perturbé : il y a moins d’heures de travail et on ne peut pas demander aux ouvriers de faire des heures supplémentaires», expliquent les industriels qui ne manquent pas de souligner que la pression sera plus intense avec Aid Al Fitr et le départ en vacances d’été. Une conjoncture un peu difficile certes pour les opérateurs qui doivent livrer les collections d’hiver à leurs clients européens, mais qui ne touche en rien les perspectives qui s’annoncent positives pour le second semestre de 2014.