Tereos et Cosumar en lice pour reprendre quatre sucreries

L’adjudicataire sera connu dans quelques jours et la cession devra se faire à la fin de juillet.

Après une tentative infructueuse de cession en 2002, les quatre sucreries publiques (Suta, Sucrafor, Surac et Sunabel) semblent cette fois-ci intéresser des repreneurs, certes peu nombreux mais importants. Selon une source au ministère du Commerce et de l’Industrie, ces repreneurs potentiels, qui ont répondu à l’appel d’offres, sont au nombre de deux : Cosumar, filiale du groupe ONA, et le français Tereos (voir encadré).
Selon le calendrier prévu pour cette opération, l’adjudicataire sera connu dans les jours à venir et la cession devrait intervenir à la fin du mois courant, au plus tard début août. Aucune information n’a filtré à propos de la valorisation des quatre unités ni, bien sûr, des offres des candidats. Une chose est sûre, les sucreries à céder semblent avoir dépassé les difficultés dans lesquelles elles se débattaient par le passé, et les interventions de l’Etat au profit notamment de Suta et Sucrafor, au moyen de contrats programme, y est évidemment pour beaucoup. Grâce aux augmentations de leur capital et aux investissements qu’elles ont pu réaliser, ces deux sucreries ont même commencé à renouer avec les bénéfices (voir La Vie éco du 27 mai 2005). Question : est-ce que ces sucreries seront cédées en un seul lot ou chacune à part ? Les proches du dossier n’excluent aucune hypothèse, même si, économiquement, la cession en un seul lot paraît l’hypothèse la plus viable. On imagine mal un acheteur se contentant de reprendre une ou deux de ces sociétés.

Cession probable des sucreries en un seul lot
En tout cas, sur le plan technique, le dossier est prêt, il reste aux pouvoirs publics à se prononcer. Un moment, la question de la libéralisation du secteur – qui attend toujours – paraissait être l’obstacle majeur pour la privatisation des quatre sucreries. Mais cet aspect du dossier est aujourd’hui dépassé. «On privatise d’abord, on libéralise par la suite», dit-on dans l’entourage du ministre des Finances.

Tereos, numéro un français du sucre

Avec 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2003, Tereos est le leader français du sucre et le numéro 2 dans le monde. Il emploie plus de 4 700 personnes en France, en République tchèque et au Brésil. Tereos produit dans 24 sites industriels (sucreries, raffineries, distilleries) du sucre de betterave, du sucre de canne et de l’alcool de canne