Safran : La superficie cultivée a plus que triplé en quelques années

• Une centaine de coopératives ont bénéficié d’un accompagnement et 63 sont labellisées AOP.
• Plus de la moitié de la production s’écoule à travers un circuit court.
• La filière a généré un chiffre d’affaires de 78 MDH à fin 2019.

La filière du safran au Maroc a connu des avancées remarquables ces dernières années. Grâce au Plan Maroc Vert essentiellement, la superficie a plus que triplé, la production s’est améliorée et les exportations ont affiché un rebond important. Depuis 2012, cette stratégie gouvernementale a permis la distribution de 1078 tonnes de cornes de safran, la construction et le démarrage de Dar Zaâfaran et la co-organisation du 5e symposium international du safran. Cela, en plus de l’équipement de la quasi-totalité de la superficie safranière en goutte-à-goutte et l’aménagement et équipement d’une plateforme pour la production et la multiplication des cornes de safran. De plus, 112 coopératives ont bénéficié d’un accompagnement dont 63 ont été labellisées «appellation d’origine protégée», 8 coopératives autorisées ONSSA, 7 coopératives certifiées BIO, 3 autres certifiées «SIOWFOOD» et 2 attestées «FAIRTRADE».
Cet or rouge est cultivé dans deux principales régions, à savoir Souss-Massa qui accapare 57% de la production et Draa-Tafilalt qui concentre le reste (43%). Naturellement, la valorisation du safran est réalisée dans ces deux régions, avec 82 unités installées dans la 1ère et une capacité de 2,15 T/an et 57 unités dans la seconde, avec 1,4 T/an de capacité. A noter que la commercialisation de ce produit se fait soit par circuit court, long ou ultra court. Le premier, à travers lequel s’écoulent 55% de la production, est composé essentiellement de coopératives, sociétés et GIE. Les débouchés sont constitués de magasins, foires, salons ou encore destinés au secteur du tourisme, ou à l’export. A côté, 40% de la production transitent par le circuit long qui comprend les grands et petits collecteurs et 5% par le dernier, qui consiste en la vente directe par les producteurs aux consommateurs.
A fin 2019, la filière a généré un chiffre d’affaires de 78 MDH et une valeur ajoutée de 58 MDH/, a permis la création de 258000 journées de travail et drainé des investissements de l’ordre de 60,3 MDH, dont 56,5 MDH mobilisés par l’Etat.

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