Royal air Maroc supprime des lignes, ferme des agences et cède des avions

10 avions seront cédés pour rajeunir la flotte et réduire le coût par siège de 20%. Un seul bureau de vente pour Casa et Rabat et les bureaux de Strasbourg ou Toulouse et bien d’autres seront fermés. Des liaisons point à  point avec l’étranger seront abandonnées.

C’était inévitable, acculée à s’adapter à la féroce concurrence d’un ciel qui voit ses concurrents grignoter chaque jour un peu plus de parts, Royal Air Maroc (RAM) s’apprête à adopter une série de mesures pour revenir à de meilleurs fondamentaux. Après avoir finalisé son plan visant à réduire les effectifs de 1 560 personnes, la compagnie nationale entame la restructuration de son activité en vue de rentabiliser ses vols et réduire ses coûts.

Ainsi, la flotte, composée actuellement de 54 aéronefs divers (4 Airbus 321, et différents modèles de Boeing), sera réduite de dix appareils dont précisément les 4 Airbus, 5 Boeings 737-500 et un 767, avec la perspective de recevoir d’ici fin mars 2012, 2 nouveaux appareils Boeing 737-800, ce qui ferait au total 8 avions en moins, sachant que cette opération de réduction de la flotte devrait être finalisée dans les  mois qui viennent. Une telle opération contient de nombreux avantages dont, selon Abderafii Zouiten, DGA de la compagnie, celui de permettre une réduction des coûts d’exploitation et de maintenance, dans la mesure où, d’une part, l’âge moyen de la flotte sera ramené à moins de 5 ans, et, d’autre part, un personnel navigant et au sol moins nombreux. Un moyen de faire face aux baisses tarifaires imposées par la concurrence en réduisant le coût global.

L’objectif, précise M. Zouiten, est d’arriver à réduire de 20% le coût par siège dans un délai de 4 à 5 ans. Réduite, la flotte ne le sera pas seulement, puisqu’elle sera redéployée avec l’abandon de certaines dessertes non rentables, sachant qu’il s’agit surtout de dessertes secondaires qui ne transitent pas forcément par le hub de Casablanca, des dessertes que RAM refuse de dévoiler pour des raisons compréhensibles, mais ces fermetures concerneraient essentiellement des lignes moyen courrier point à point qui ne tournent pas à plein régime.
Enfin, la réduction des points de vente au Maroc et à l’étranger par la fermeture de certaines agences et représentations est aussi à l’ordre du jour. En effet, avec le développement des ventes sur internet et par le biais d’agences de voyages, il ne s’avère plus nécessaire selon la nouvelle stratégie qui va être mise en œuvre d’avoir des implantations commerciales un peu partout. Mais, attention ! il ne faut pas tomber dans l’amalgame, prévient M. Zouiten. Fermer le bureau de RAM à Toulouse, Strasbourg, Nice ou Lyon, insiste-t-il, ne veut pas dire que ces destinations ne seront plus desservies par la compagnie nationale, mais juste que leur gestion sera effectuée par d’autres bureaux. Ainsi, pour la France, seuls les plateformes de Paris et de Marseille seront maintenues pour gérer les vols par zone.

La même tendance sera aussi privilégiée pour les points de vente internes, c’est-à-dire que dans des villes, comme Casablanca ou Rabat, il y aura un seul point de vente.