Ramed : le taux de couverture dépasse les prévisions dans huit régions

Les régions du Grand Casablanca, de Marrakech-Tensift-Al Haouz et Souss-Massa-Draa abritent près du tiers des bénéficiaires. Les femmes constituent 53% des personnes couvertes.

Chaouia-Ouardigha, Grand Casablanca, Guelmim-Smara, Laâyoune-Boujdour-Saquia Al Hamra, l’Oriental, Oued Eddahab-Lagouira, Marrakech-Tensift Al-Haouz et Tadla-Azilal. Ce sont les huit régions du Maroc où les prévisions de population cible du Ramed ont été dépassées. Le taux de réalisation de la couverture par le Régime d’assistance médicale des économiquement démunis varie en effet de 101% dans la région de Chaouia-Ouardigha à 260% à Laâyoune-Boujdour-Saquia Al Hamra. Ces régions comptent 2,74 millions de bénéficiaires du régime. Autre fait saillant à retenir dans le bilan de réalisation du Ramed au 31 décembre 2013, récemment présenté par les gestionnaires de ce régime : trois régions accaparent le tiers de la population bénéficiaire. Il s’agit du Grand Casablanca (517 264 personnes) avec 9%, Marrakech-Tensift-El Haouz (588 338 bénéficiaires) avec une part de 10% et enfin Souss-Massa-Draa avec 11% des bénéficiaires, soit 636751 personnes.

Outre la répartition régionale des bénéficiaires, la répartition par tranche d’âge révèle que les personnes âgées de 10 à 20 ans représentent 22% des démunis couverts par le régime. Les personnes âgées de plus de 60 ans représentent 12%. Leur prise en charge porte essentiellement sur des pathologies de longue durée (diabète, hypertension, etc.).

L’accès aux soins reste difficile

Globalement, le nombre de bénéficiaires s’élève à 6 millions de personnes sur une population cible de 8,5 millions. Mais les gestionnaires estiment qu’il faut encore mener des actions de sensibilisation et de communication, précisément dans certaines régions comme Doukkala-Abda qui est classée troisième en termes de population cible. 

Sur les six millions de personnes immatriculées, 53% sont des femmes. Selon des observateurs, cela est tout à fait normal car elles consultent plus fréquemment que les hommes. Sans compter la prise en charge des grossesses.
Cependant, ces mêmes observateurs notent que l’accès aux soins reste difficile pour des raisons diverses : délais d’attente pour les rendez-vous trop longs, pannes des équipements de radiologie, absence des médecins pour déplacements à l’étranger ou encore à cause des mouvements de grève. Ces sources estiment que le ministère de la santé «devrait faire des efforts pour assurer des soins de qualité aux personnes pauvres et vulnérables».