Questions à  Abdelouhab Ennaciri, Directeur général délégué de Scama (Ford Maroc)

«Nous espérons finir l’année sur une croissance sectorielle de l’ordre de 5%»

La Vie éco : Comment se présente l’année en termes de ventes ?

A l’instar de plusieurs autres secteurs touchés par un climat global d’amélioration, nous avons senti une reprise d’activité en ce début d’année, notamment sur le mois de mars.

Ce regain de dynamisme trouve son origine, entre autres, dans les formules et offres de financement proposées et qui se caractérisent par des taux de plus en plus bas. De plus, les particuliers ne trouvent pas de difficultés pour accéder au crédit.

En ce début d’année, y a-t-il des tendances qui se détachent sur le marché et qui peuvent le marquer pour le reste de l’année ?

Deux tendances majeures sont à souligner. Nous avons relevé sur les premiers mois de l’année un intérêt grandissant des acheteurs pour les motorisations essence. La tendance, qui était à ses débuts il y a quelques mois, se confirme de plus en plus. Il semble que les gens commencent à comprendre que le mécanisme de l’indexation des prix des carburants fonctionne dans les deux sens et répercute la hausse au même titre que la baisse. La deuxième tendance qui s’impose est que les 4×4 détrônent les compactes et se placent directement après les citadines. Leur force de frappe étant qu’ils sont montés dorénavant sur différentes plateformes : citadine, compacte et moyenne. L’offre va dans ce sens. Chaque constructeur a dorénavant 2 à 3 modèles 4×4 par segment. Disons que c’est une tendance mondiale que le marché local adopte.

Quelles perspectives vous dressez pour le marché ?

A fin mars de l’année dernière, le secteur était à -7%. Au vu de ce dynamisme de début d’année et compte tenu de l’éclaircie de la conjoncture économique, la confiance des clients aura toutes les chances de refaire surface.
En retenant le schéma le plus pessimiste, nous espérons finir l’année sur une croissance de l’ordre de 5%.