Que se passe-t-il donc à  Royal Air Maroc ?

Les perturbations sont dues, selon la compagnie, à  un pic de l’activité en juillet et à  la fermeture du terminal 1. La compagnie perd 20 MDH par semaine en raison de l’augmentation du prix du carburant. Un plan prévoyant le départ de 1 500 personnes est en préparation.

Royal Air Maroc traverse manifestement une zone de fortes turbulences. Depuis plusieurs semaines, les incidents se multiplient : les retards et annulations de vols sont de plus en plus fréquents. Selon de nombreux témoignages, à chaque fois qu’il y a un incident de ce genre, les passagers ne trouvent que rarement des personnes en mesure de les aider ou au moins de les informer sur les raisons de ces perturbations. La direction de la compagnie tente d’expliquer ces problèmes. Ils sont dus, selon le service communication de la RAM, au pic d’activité que connaît depuis deux ans le trafic passagers en juillet. Il est précisé que la situation serait maîtrisable n’eût été la fermeture du terminal 1 de l’aéroport Mohammed V pour travaux. Depuis vendredi 1er janvier, nous dit-on, une équipe de vigilance travaille 24 h /24 pour résoudre, du moins atténuer, les problèmes rencontrés par les passagers.
Malmenée par une ouverture du ciel tous azimuts, la compagnie nationale subit de plein fouet la concurrence des compagnies low-cost et perd de plus en plus d’argent : 20 MDH par semaine, selon sa direction, en raison, dit-on, entre autres, de l’augmentation du prix du carburant  dont la facture a augmenté de 42% et d’une baisse du trafic de 11% en mai et de 10% en juin.

Les 700 employés de l’ex-compagnie low-cost Atlas Blue ne sont pas encore fixés sur leur sort

De sources sûres, on sait en tout cas que la RAM est en train de préparer un plan de restructuration qui comporte un volet important de réduction des effectifs, notamment celui du personnel au sol. Mais, pour l’heure, la direction de la compagnie refuse de communiquer sur le sujet, arguant du fait que ce plan n’a pas encore été validé par le Conseil d’administration.
Selon une source proche du dossier, l’option choisie consisterait à réduire à la fois le personnel mais aussi la flotte pour comprimer les charges. La compagnie compte aujourd’hui une cinquantaine d’appareils et l’option choisie serait de ramener cette flotte à une trentaine. Quant au plan de départs volontaires, il concernerait selon cette même source, 1 200 à 1 500 personnes. L’effectif actuel se situe autour de 3 900 personnes, auxquelles il faut ajouter environ 2 500 contractuels travaillant pour la filiale Atlas Multi services et les 700 employés de l’ex-compagnie low-cost Atlas Blue qui ne sont pas encore fixés sur leur sort. Mais cela suffira-t-il à faire redécoller la compagnie ?