Plus d’une dizaine de repreneurs potentiels de l’usine Bombardier

Interrogé au Salon aéronautique du Bourget sur le sort de l’usine de Bombardier, le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique Moulay Hafid Elalamy a affirmé que plusieurs candidats « d’ampleur étonnante » sont intéressés par le rachat du site industriel de Bombardier.

« En deux semaines, trois entreprises sont déjà entrées en lice et aujourd’hui ils sont bien plus d’une dizaine », souligne le ministre, avant d’enchaîner que « dans cette configuration, la partie marocaine est la plus intéressante. Elle intéresse les plus grands pour plusieurs raisons, principalement pour la compétitivité du pays ( La plate-forme Maroc est la plus compétitive que Bombardier a dans son patrimoine) conjuguée à une technicité très appréciée des ingénieurs marocains. »

Le ministre affirme que d’excellentes relations continuent d’être entretenues avec Bombardier : « Nous sommes néanmoins obligés de suivre. Il s’agit là tout simplement d’une cession d’usine d’une société qui est en difficulté financière depuis un moment, et qui cherche à se recentrer sur son activité principale, à savoir l’aviation d’affaires au niveau du Canada ». Rappelons dans ce sillage que le numéro 3 mondial opte désormais pour un nouveau business-modèle, à l’image des leaders de l’aéronautique Airbus et Boeing, en créant une division aéronautique unique et en rapprochant ses activités d’avions d’affaires et de court-courriers, en parallèle d’une cession d’actifs considérés désormais non stratégiques, notamment ses unités d’aérostructures à Belfast et au Maroc.