Plan solaire : les règles du jeu fixées

Deux conventions parachevant le cadre institutionnel ont été signées mardi 26 octobre par l’Etat, l’ONE et Masen.
La première phase du site de Ouarzazate prévue pour début 2014.

Très précisément 51 semaines, après l’annonce du plan solaire, devant doter le Maroc de structures de production d’électricité provenant d’énergie solaire, c’est le même site de Ouarzazate qui accueillait,  mardi 26 octobre, 400 invités représentant l’exécutif, les officiels ainsi que les opérateurs publics et privés. Ce mardi-là, et sous la présidence effective du Souverain, ce sont les droits et obligations de chacun qui ont été fixés, qu’il s’agisse de l’Etat représenté par son Premier ministre, de ministères ou encore d’acteurs publics impliqués dans le projet comme la Moroccan Agency for solar energy, créée en mars dernier (Masen) et l’Office national de l’électricité (ONE). Il s’agissait en effet de déterminer le «qui fait quoi» dans un secteur relativement nouveau pour le Maroc, réglementé par la toute nouvelle loi 57-09 sur les énergies renouvelables.
Deux conventions ont donc été signées. La première entre Abbas El Fassi, en tant que représentant de l’Etat et Mustapha Bakkoury, président du Directoire de Masen. Elle définit «les modalités, les exigences techniques et les mécanismes d’équilibre financier pour la réalisation du plan solaire et des projets de production d’électricité d’une capacité de 2 000 MW à l’horizon 2020, sur cinq sites de production». C’est donc de prix de vente, de technologies à utiliser et de rentabilité du projet qu’il s’agit. La deuxième convention, elle, vient en aval de la production et des conditions financières qui y sont liées puisqu’elle a trait à l’acheminement de l’énergie produite et sa commercialisation. Quatre parties prenantes : en dehors de Masen, l’ONE en tant que distributeur national, et les deux ministères concernés que sont celui de l’énergie et celui des finances.

La première phase constituée de centrales thermo-solaires en mode de production concessionnel

Avec ces deux conventions, le Maroc signe ainsi le parachèvement du cadre institutionnel de mise en œuvre du projet intégré de production électrique d’origine solaire. Il fallait en effet faire vite. En 2015, le site de Ouarzazate devra être opérationnel avec 500 MW de capacité. Déjà pour la première tranche, l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Masen a attiré quelque 300 entreprises et/ou consortium intéressés et 19 ont été retenus dans la phase de pré-qualification, sachant que l’appel d’offres sera lancé début janvier 2011, pour une issue en mars suivant. A noter que cette première tranche, prévue pour être opérationnelle début 2014, sera déclinée selon le modèle de production concessionnelle et comportera une ou plusieurs centrales thermo-solaires avec une capacité minimale de stockage thermique de 125 MW. Les prochaines phases, elles, dont une au moins sera dédiée aux technologies photovoltaïques, seront lancées avant fin 2012, pour une mise en service début 2015.