Outlierz investira 45 MDH dans les start-up africaines

La période d’investissement est de 5 ans. Les bailleurs de fonds proviennent du Maroc, des Etats-Unis, de Londres et d’Afrique. En deux semaines, le fonds a reçu pas moins de 150 candidatures de start-up africaines.

Quelque 45 MDH ! C’est la taille du fonds Outlierz récemment créé à Casablanca pour accompagner les start-up africaines en phase d’amorçage. «L’objectif est d’investir dans 30 à 40 start-up en 5 ans», déclare Kenza Lahlou, co-fondatrice et directrice générale du fonds. On ne saura pas le nom exact des bailleurs de fonds. Mais la société précise que ce sont des Business Angels basés au Maroc, aux Etats-Unis, à Londres et en Afrique. Le fonds est également soutenu par des entrepreneurs de la diaspora tel que Hicham Oudghiri, fondateur d’Enigma.io basé aujourd’hui au pays de l’Oncle Sam. Le ticket est compris entre 500 000 et 2 MDH.

En moins de deux semaines, le fonds a reçu plus de 150 dossiers de start-up, en majorité en provenance du Nigéria, du Kenya, d’Afrique du Sud, du Ghana, d’Egypte et du Maroc. «Nous avons été très surpris par l’engouement des candidats africains pour le fonds. La propagation rapide de l’information sur sa création dans le continent à travers les médias africains et les réseaux sociaux a beaucoup contribué à ce succès», renchérit Mme Lahlou.

FinTech, AgriTech, médias et e-commerce en priorité

Toutes les demandes ne seront pas acceptées pour autant. La première condition d’éligibilité à un financement est d’évoluer dans un secteur innovant comme la technologie financière appelée communément FinTech, l’AgriTech ou les technologies appliquées à l’agriculture, les médias, notamment ceux utilisant la publicité comme business model, et les plateformes e-commerce. Néanmoins, les candidatures de start-up opérant dans des secteurs traditionnels où elles arrivent à changer les modes de distribution peuvent être acceptées. «Autre condition, la start-up doit avoir un le business model « scalable » et duplicable sur d’autres marchés», souligne la directrice du fonds.

Le mode de sélection est strict, mais le fonds apporte plus que du capital matériel, en particulier un accès à des ressources de «smart» capital. «En guise de première étape d’intervention, nous aidons la start-up à trouver des techniques de croissance, l’accompagnons à accéder au marché et testons la capacité de l’entrepreneur à exécuter les plans de croissance. La seconde étape est l’aide à l’investissement», explique la fondatrice du fonds d’amorçage, l’objectif est d’accompagner les startup jusqu’à leur prochaine levée de fonds plus importante avec d’autres investisseurs de la région et d’ailleurs qui s’intéressent à l’Afrique.. Au-delà de cet objectif, son ambition est de faire de l’investissement dans les start-up une nouvelle classe d’«asset» aux côtés de l’investissement dans l’immobilier, dans les actions et les obligations.