Où achetez-vous vos produits de beauté, d’hygiène et de parfumerie ?

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1330 adultes, à¢gés de 25 à  54 ans.

Si, à Casablanca, les parfumeries et les épiceries constituent (avec respectivement 61% et 57% d’incidence de fréquentation) les points de vente privilégiés par la population pour tout ce qui concerne les produits de beauté, d’hygiène et de parfumerie, on constate de grandes différences avec les autres grandes villes du Royaume. À Agadir et Marrakech, les parfumeries sont moins prisées, avec seulement 40% et 32%, alors que l’épicerie domine largement, avec des scores de 80% et 88% respectivement. Casablanca et Rabat affichent des résultats comparables, sauf pour la fréquentation des hypermarchés, qui présentent une incidence de 16% à Rabat, contre 36% à Casablanca.

La structure de l’offre, et le comportement du consommateur, présentent donc des différences importantes à travers les différentes régions du pays. Il en est de même parmi les différentes classes socioprofessionnelles; en effet, les répondants issus des CSP plus aisées fréquenteront plutôt  l’hypermarché, un lieu dont l’incidence de fréquentation baissera chez les CSP plus modestes (CSP AB : 65%, CSP C1 : 65%, CSP C2 : 28%, CSP DE : 11%). L’inverse pourra être constaté en ce qui concerne la fréquentation de l’épicerie pour ce genre d’achat; dominant largement, avec une incidence de 79% chez la CSP DE, pour atteindre un mince 17% chez la CSP AB.

Tout ceci ne tient pas compte du succès spectaculaire des sociétés qui opèrent selon la formule de vente directe, hors des circuits modernes ou traditionnels, offrant une large gamme de produits cosmétiques à des prix concurrentiels, et présentes à travers tout le Maroc, souvent jusqu’aux domiciles des intéressées.

Chaque année, ces sociétés écoulent ainsi pour des centaines de millions de dirhams de produits de soins personnels, dont la qualité, et la valeur pour le prix pourraient faire pâlir bien des fabricants et détaillants. Pour une grande partie de la population, les produits de beauté, d’hygiène et de parfumerie sont empreints d’une certaine intimité, qui se prête bien à ce type de vente personnalisée, organisée en réseau, où l’on prend le temps de discuter des vertus des différents produits, de la satisfaction qu’ils ont pu procurer à ses consommateurs, et ce, dans un cadre moins fonctionnel, mais combien plus convivial et agréable que celui offert par le commerce moderne.

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1330 adultes, âgés de 25 à 54 ans.