Où achetez-vous vos meubles ?

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1330 adultes, à¢gés de 25 à  54 ans.

Nous poursuivons notre série d’articles relatifs aux habitudes d’achat du consommateur marocain, et traitons aujourd’hui de ses achats de meubles. Si plusieurs chaînes de détaillants «historiques» opèrent avec succès dans plusieurs villes du Royaume, l’avènement de plusieurs opérateurs indépendants, offrant du mobilier design, à prix plus ou moins attractifs, font leur apparition dans plusieurs marchés urbains, dont Casablanca. En tout, 1 330 répondants, hommes et femmes âgés de 25 à 54 ans, issus des principaux centres urbains du Royaume ont été interrogés. De façon générale, le circuit traditionnel, de type kissariat, domine largement en matière de fréquentation, avec 67% d’incidence à l’échelle nationale. Il est suivi par un autre acteur du circuit traditionnel, du type Derb Ghalef celui-là (52%). On ne retrouvera le circuit moderne, avec ses grandes surfaces spécialisées, qu’avec une incidence de fréquentation de 23%. À Casablanca, ces dernières ne sont fréquentées qu’à hauteur de 17%, soit près de 25% moins que dans l’ensemble du Royaume. En toute logique, le circuit moderne, et ses grandes surfaces spécialisées, constitue le choix privilégié des classes socioprofessionnelles plus aisées : la CSP AB (84%), la CSP C1 (74%). Et alors que la CSP C2 présente une incidence de fréquentation relativement beaucoup faible pour ce type de commerce (13%), on constate une remontée spectaculaire des circuits traditionnels, comparable aux CSP D, E.
Voilà qui témoigne d’une classe moyenne émergente, certes, mais dont le pouvoir d’achat reste tout de même limité. Considérant la proportion relativement faible de la population que représentent les CSP A, B, C1 (environ 23% de la population urbaine), il importe pour le circuit moderne, et les enseignes des grandes surfaces spécialisées, de démocratiser leur offre de façon à profiter du volume substantiel représenté par la CSP C2 (30% de la population urbaine). Les marges dégagées par une offre haut de gamme sont certes attrayantes, mais un concept hard discount, qui promet la qualité au meilleur prix pour tous, pourrait fort bien se positionner de façon crédible et distinctive, et s’assurer un volume d’affaires important auprès d’une cible élargie, en répondant plus adéquatement aux besoins de la classe moyenne inférieure (CSP C2), limitée aujourd’hui aux seuls choix des circuits traditionnels, mais dont le désir de s’associer à une image plus contemporaine et aspirationnelle reste à être assouvi.

Sondage effectué pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu, en mars 2011 auprès de 1330 adultes, âgés de 25 à 54 ans.