Miami revient en force sur le marché des jus

Après trois ans d’absence, la marque a regagné l’essentiel de ses parts de marché en quelques mois.
Embouteillée par Cobomi, elle présente un emballage pratique et des parfums diversifiés.

Rachetée par Coca Cola Export Corp., Miami, la marque de jus phare de Frumat qui a abandonné la production après de multiples déboires, est en train de réussir un retour remarqué. Trois ans après leur disparition des rayonnages, les jus Miami ont refait surface au mois de Ramadan dernier, produits par l’embouteilleur Cobomi qui les avait produits pour le compte de la multinationale d’Atlanta, celle-ci continuant à en assurer la distribution.

Le retour de la marque n’a pas nécessité d’investissements industriels du fait que l’embouteilleur dispose des lignes de production nécessaires. En revanche, des investissements ont été faits dans l’innovation pour proposer une nouvelle formule et une gamme répondant aux différents goûts des consommateurs. Miami est déclinée en quatre saveurs : orange, tropical, agrume et pêche. Le distributeur a également investit dans le packaging : on est ainsi passé de la brique classique au tetrapack moderne. Soit un nouvel emballage avec un bouchon facilitant l’utilisation du pack.

Le pack d’un litre est vendu à 10 ou 12 DH, selon le parfum
Le produit est distribué dans toutes les villes du pays, aussi bien dans les grandes surfaces que dans le circuit traditionnel du commerce (épiceries et laiteries). Pour les saveurs orange, tropical et agrume, le pack d’un litre est vendu à 10 DH au lieu de 12 DH pour la pêche.

Coca Cola Export Corporation est cependant discrète sur le volume de jus produit et distribué ainsi que sur ses perspectives de développement sur le marché des jus. Les responsables se contenteront de dire que le marché marocain est effectivement très convoité par les marques importées mais que cela n’est en rien une barrière pour Miami qui présente un rapport qualité-prix très compétitif (le jus importé peut aller jusqu’à 20 DH/l). En attendant, les premières estimations des parts de marché, l’on sait déjà que les ventes ont dépassé les prévisions et la marque devrait, en toute logique, récupérer ses parts initiales ou même les dépasser d’ici fin 2007.

Avantage non négligeable, alors que la concurrence dans le même segment de prix est dépendante de la production locale d’agrumes, donc sujette à une baisse saisonnière de l’offre, le Miami est fabriqué à partir de concentré, ce qui lui permet d’être en rayonnages en quantités constantes toute l’année et d’espérer regagner des consommateurs. D’autant plus que la marque dispose d’un atout maître : la notoriété.

Le potentiel de croissance est par ailleurs intéressant car, avec une consommation moyenne d’un litre par habitant et par an (30 millions de litres en tout), le Maroc est à la traîne par rapport à certains pays voisins comme la Tunisie qui affiche six litres par personne.