Méditel investira 4,2 milliards de DH entre 2008 et 2010

Les différents projets sont financés à  hauteur de 75 % par fonds propres
L’endettement a reculé de 1,2 milliard de DH en une année et la profitabilité est supérieure à  la moyenne mondiale.

«Méditel se porte très bien». C’est ce qu’a expliqué en substance Mohamed Elmandjra, son DG, qui vient de faire sa toute première sortie médiatique depuis qu’il a pris ses fonctions, en avril 2008, pour présenter les «réalisations et perspectives». Parmi les indicateurs qui témoignent de cette bonne santé, la baisse de l’endettement. L’opérateur n’annonce pas un chiffre précis mais indique que la dette bancaire a reculé de 1,2 milliard de DH en une année.
M. Elmandjra est beaucoup plus loquace, quand il évoque la profitabilité. Il annonce qu’elle est de 43% chez Méditel, contre 33% dans les pays d’Amérique du Sud où le développement des télécoms est comparable à celui du Maroc. Au niveau mondial, la moyenne est de 40% et de 41% dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), alors que, dans certains pays du Golfe, le taux de pénétration du téléphone dépasse de loin les 100%.
Chez le deuxième opérateur télécoms marocain, on insiste sur le fait que, grâce au savoir-faire des actionnaires de référence, les choix technologiques ont été faits dans le sens de la convergence et assurent une accessibilité et une qualité en constante amélioration pour servir une clientèle en augmentation. Concernant le mobile, le parc de clients a augmenté de 2,3 millions en moins d’une année et les parts de marché s’établissent à 33,1% sur un peu plus de 22 millions de clients.

22 milliards de DH investis depuis 1998
Mohamed Elmandjra fait remarquer que la période de vide qui a précédé les changements au niveau du management a desservi Méditel. Ce qui ne l’a pas empêché, ajoute-t-il, de réaliser des performances en matière d’augmentation continue des capacités. Il donne pour exemple la réalisation du nouveau backbone de 2 520 km reliant le Maroc à l’Espagne et dont le coût, pour la seule partie terrestre, est de 20 MDH. A propos d’investissement, ce sont 4,2 milliards de DH qui sont programmés d’ici 2010, dont 75% financés par fonds propres, pour conforter l’infrastructure de l’opérateur : 800 nouveaux sites destinés à abriter des antennes viendront s’ajouter aux 3 000 déjà opérationnels. Sur ces 4,2 milliards de DH, près d’un milliard ont d’ailleurs été dépensés rien qu’en 2008.
Avec le programme en cours, le deuxième opérateur cumule un investissement de 22 milliards de DH depuis son entrée sur le marché marocain, en 1998, y compris les 11 milliards de DH qu’il a payés pour sa licence GSM.