M’dina Bus démarre le 1er novembre

Au cours des cinq prochaines années, les investissements cumulés atteindront 2 milliards de DH.
Sur la même période, la société compte doter son parc de 1 200 bus et emploiera 7 500 personnes.

Chez M’dina Bus, la nouvelle société de transport urbain de Casablanca, l’heure est aux préparatifs pour le démarrage de l’activité qui aura lieu le 1er novembre prochain. Et d’abord la formation des ressources humaines, assurée par une dizaine de cadres parisiens de la RATP, qui s’appliquent à transmettre le savoir-faire de cette entreprise à des formateurs marocains. Sont concernés des machinistes, chauffeurs mais aussi des techniciens, mécaniciens, receveurs.
Le tout nouveau PDG de M’dina Bus, Khalid Chrouate, dit avoir déjà suivi, lui-même, une formation de deux ans à la RATP. Il se présente comme un homme «du métier» puisqu’il a émargé chez le groupe exploitant les marques Haddou Bus et Bahja Bus, l’un des actionnaires de M’dina Bus aux côtés de la RATP et de Finance.Com.
D’ailleurs, une partie du personnel du groupe marocain, soit 800 personnes, est venue rejoindre les 2 000 salariés de l’ex-RATC et quelque 350 recrues pour assurer le démarrage de l’entreprise dans les meilleures conditions. Ainsi, tous les départements de l’ex-RATC sont maintenus, y compris les ateliers mécaniques et d’entretien. Le maintien du personnel était en fait une des conditions posées par les autorités (Etat et Communauté urbaine), qui vont prendre en charge les dettes de la RATC.
A terme, explique le DG, et plus précisément dans cinq ans, «les investissements totaliseront 2 milliards de DH et l’entreprise comptera 7 500 salariés et 1 200 véhicules», précise-t-il. La marge est donc encore assez importante pour ce qui est des recrutements, alors que pour le matériel roulant, déjà une soixantaine d’autobus arrivés de Paris sont en stationnement dans les locaux de l’ex-RATC, Bd Roudani.

Les prix du ticket se maintiendra autour de 2,50 DH la première année
Pour le démarrage, ces autobus, qui garderont leurs couleurs parisiennes, s’ajouteront à quelques autobus rescapés de la RATC. Les bus parisiens peuvent transporter plus d’une centaine de personnes dont 35 assises. Selon les prévisions, le parc sera entièrement remis à neuf d’ici à trois ans.
Sur place, l’ambiance est donc à la sérénité, y compris chez les employés de la RATC qui disent percevoir désormais régulièrement leurs salaires, même si c’est avec un peu de retard, ce que confirme le PDG lui-même. Mais, continue-t-il, rassurant, M’dina Bus a aussi une stratégie sociale pour ses employés dont tous les acquis sociaux seront préservés. Les prix seront par ailleurs maintenus durant un an autour de 2,50 DH, avant d’être augmentés de quelques centimes dès la deuxième année.
En attendant, on s’active pour enlever la ferraille laissée par la RATC, avant de passer au grand nettoyage des locaux, qui en ont grandement besoin.

Les bus, qui garderont leurs couleurs parisiennes dans un premier temps, peuvent transporter une centaine de personnes dont 35 assises.