Marrakech vise 2,5 millions de touristes en 2008

La ville est déjà la première destination du pays avec 1,5 million de touristes accueillis en 2005.
Elle reste cependant dépendante du marché français et
des nationaux.

Marrakech ne veut pas dormir sur ses lauriers. Devenue première destination touristique du pays avec, en 2005, près de 1,5 million de touristes, 5,3 millions de nuitées dans les établissements classés, 2,2 millions de passagers pour son aéroport, un taux d’occupation de 68 % et une durée moyenne de séjour de 4 jours, elle ne veut pas en rester là. Lors de la première sortie médiatique du CRT (Conseil régional du tourisme), samedi 11 février courant, des objectifs précis ont été fixés pour les années à venir, plus exactement jusqu’en 2008. Les prévisions établies sur la base d’un taux de croissance de l’activité de 10 % portent sur 2,5 millions d’arrivées en 2008, générant 11,7 millions de nuitées, avec une durée moyenne de séjour de 5 jours et un taux d’occupation de 75 %. Ces objectifs sont d’autant plus réalisables que le nombre de vols sur la ville est appelé à augmenter dans le cadre de l’open sky et de l’agrandissement de l’aéroport, avec la construction d’un troisième terminal, après le deuxième dédié à «Atlas blue», inauguré ce même samedi.

Surcapacité sur le segment des 5 étoiles
Mais attention, prévient le nouveau président du CRT de Marrakech, Abdellatif Kabbaj, il faut maintenant réfléchir à une autre politique de promotion de la ville ocre, car pour intéressantes qu’elle soient, les performances actuelles de la ville n’en demeurent pas moins fragiles. En effet, à y regarder de près, les Français et les nationaux représentent 70% des arrivées et 74% des nuitées en 2005. Les parts de marché des autres nationalités vont de 1% à 6%, que ce soit au niveau des arrivées ou des nuitées. Il convient donc de travailler sur d’autres marchés, particulièrement pour amener des touristes durant les périodes creuses. Mais, déplore le président du CRT, il est incompréhensible que Marrakech et Agadir, qui génèrent à elles seules 64 % des recettes touristiques, ne disposent pas de moyens plus importants pour leur promotion. Il s’agit aussi de réguler l’investissement en fonction de la demande, car il faut se rendre à l’évidence que les hôtels 5 étoiles arrivent en quatrième position pour ce qui est du taux de remplissage. Cela veut dire clairement qu’il y a une surcapacité sur ce segment.