Malgré l’internet, les ventes d’ordinateurs ne décollent pas

Seulement 110 000 PC et 70 000 imprimantes seront vendus en 2004

Les ordinateurs portables constituent 60% des ventes.

Le marché du matériel informatique reste étroit. En 1998, on estimait les ventes de PC à quelque 100 000 unités par an. Aujourd’hui, même avec l’arrivée d’internet dans les foyers et la percée de l’informatique dans les écoles, il ne pèse guère plus de 120 000 PC et 60 000 imprimantes par an. Si l’on prend ces chiffres comme repère, l’exercice 2004 s’avère décevant. Selon Karim Radi Benjelloun, DG de Distrisoft et vice-président de l’Apebi, à peine 110 000 PC seront vendus sur toute l’année. Cependant, ajoute-t-il, un léger frémissement a été perçu au niveau imprimantes. Au total, 70 000 machines devraient ainsi être écoulées. Cette hausse, par rapport à la moyenne, s’explique par une compression des prix, relayée par les opérations promotionnelles. Effectivement, constate Adnane Hadj Messaoud, DG de Bestmark, qui souligne que l’année est marquée par un certain attentisme, «les prix du matériel ont baissé de 10 %, en moyenne». Il explique en outre que la structure du marché s’est inversée. En effet, contrairement aux deux dernières années, le portable compte pour 60 % des ventes contre 40 % pour les PC. Pour illustrer, M. Messaoud indique que sa société a commercialisé, en moyenne, 150 portables par mois depuis le début de l’année.
60 000 à 70 000 imprimantes écoulées par an
Il faut noter que les ménages ne représentent pas plus de 5 % des ventes. L’essentiel de l’activité est donc réalisé avec les professionnels. Et sur ce segment, les appels d’offres des offices et de l’Etat comptent pour 35 %.
Deuxième élément : le volume des ventes comprend l’informel et le matériel cloné qui en représentent plus de la moitié.
C’est dire que le marché intéresse plusieurs types d’intervenants. «Dans le business, il y a les professionnels qui commercialisent à la fois matériels et solutions et dont le cœur de cible est constitué des grands comptes. Suivent les “retailer” que sont les distributeurs – des chaînes de magasins – et les petits revendeurs», explique le DG de Bestmark. Les professionnels restent toutefois discrets sur leur chiffre d’affaires rangé dans la case des informations stratégiques. Mais, selon certaines indiscrétions, distributeurs et petits revendeurs réaliseraient quelque 40 % de l’activité qui intègre tous les types de matériels (PC et imprimantes). Le matériel d’occasion qui connaît actuellement une forte poussée n’est pas inclus dans les estimations.
Reste le marché des consommables (papier, cartouche de jet d’encre, toner et rubans pour imprimantes matricielles). Le vice-président de l’APEBI l’estime à 200 MDH. Mais, là aussi, explique M. Messaoud, il faut remarquer que dans les cartouches à jet d’encre, 50 % des ventes portent sur des produits adaptables, alors que pour le toner, l’adaptable n’entre que pour 15 % des réalisations. Bref, le secteur n’est pas facile à cerner.