Logistique : Le foncier, principal souci pour la compétitivité des flux de distribution interne

Il ne comporte certes qu’une quinzaine d’actions, mais le contrat d’application sur la logistique des flux de distribution interne sera certainement l’un des plus complexes à  mettre en oeuvre.

Et pour cause, il fait intervenir une nouvelle notion qui implique la mobilisation de plusieurs acteurs, non seulement ceux spécialisés dans la logistique, notamment les responsables locaux des régions, mais aussi ceux de la logistique urbaine. A ce niveau, une étude spécialement dédiée à ce volet devrait être lancée durant les prochains mois en vue d’en cerner les enjeux mais surtout les mesures à prendre pour rendre plus fluides les flux en milieu urbain. La complexité de ce volet découle également de son lien étroit avec le développement des différents types de logistique qui dépendra de la mise en œuvre des contrats d’application régionaux.

Concrètement, les actions prévues dans le cadre du contrat de la distribution interne concernent pour une grande partie l’aspect immobilier. En effet, il a été décidé de réserver l’immobilier logistique nécessaire et d’assurer la promotion des plateformes de distribution et de sous-traitance auprès des opérateurs.

Dans le même esprit, un projet pilote de mutualisation partielle d u foncier des Zones d’activité commerciale prévues par le Plan Rawaj et des zones logistiques de distribution interne sera également lancé dès la signature du contrat d’application. Ce projet pilote sera néanmoins accompagné d’une étude de marché qualitative et quantitative, dont le but est de définir les besoins en prestations logistiques pour la distribution interne de chacune des régions du Royaume.
Le deuxième volet de ce contrat d’application concerne l’accompagnement de la modernisation du commerce traditionnel. Ceci se traduira par l’encouragement des coopératives de détaillants de manière à ce que ceux-ci capitalisent sur des centrales d’achats professionnelles auxquelles ils pourront être adossés.

L’AMDL et les opérateurs du privé espèrent également renforcer l’efficacité des opérations de chargement des produits de distribution interne et le développement de la technique de livraison en pré-vente auprès des grossistes et détaillants.

Par ailleurs, la réglementation en vigueur relative à l’entreposage et à la manutention des marchandises sera revue parallèlement à l’étude sur les problématiques de la logistique urbaine. Ce sont là deux des principales actions qui devraient, à terme, mener à une meilleure structuration de la logistique urbaine. Notons que seront concernés par ce contrat d’application, outre les représentants de différents ministères et des représentations professionnelles, l’Office national des chemins de fer (ONCF) et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).