Logement : la grille des standings est prête

Quatre critères retenus : l’environnement, la sécurité, la qualité et les garanties des ouvrages.
Selon le score total, les logements seront classés dans cinq catégories différentes.

Bonne nouvelle pour les clients qui sont à la recherche d’un logement. Comme l’avait promis le ministre de l’habitat et de l’urbanisme,Toufiq Hejira, les différents standings des logements seront bientôt définis par des critères réglementaires bien précis. Lors d’une réunion tenue le 19 mai à Rabat, le ministère a convié les différents corps de métiers opérant dans le secteur pour leur présenter la première mouture de sa nomenclature et, surtout, entamer les concertations. Le tout, dans l’objectif de mettre en place un cadre légal pour les différents standings des logements, explique- t-on au niveau du ministère de l’habitat et de l’urbanisme. La conception de cette grille a été confiée à un cabinet spécialisé qui a commencé par définir les différents standings qui existent au Maroc.

Les promoteurs demandent un temps de réflexion
Un logement sera classé à faible VIT, social, économique, moyen ou haut standing sur la base de quatre critères, à savoir l’environnement du logement (le quartier), la sécurité, la qualité des constructions et les garanties et assurances des ouvrages. Pour chaque critère, le logement sera noté selon une grille préétablie et le score total définira dans quelle catégorie il sera classé. Ainsi, pour qu’un logement bénéficie de l’appellation haut standing, il faut qu’il totalise 150 points, dont 18 pour l’environnement, 10 pour la sécurité, 115 pour la qualité (ce critère étant divisé en deux parties : visible et invisible) et 7 pour les garanties et les assurances de l’ouvrage. Le logement à faible VIT doit atteindre un total de 50 points contre 60 pour le logement social et 130 pour le moyen standing. A signaler qu’une fois la classification adoptée, les promoteurs seront tenus de s’y soumettre. Lors de la présentation du projet, et devant «l’empressement» du ministre de l’habitat à vouloir rédiger un projet de loi afin d’adopter définitivement ces critères, les promoteurs immobiliers ont souhaité, pour leur part, disposer de plus de temps pour pouvoir étudier les critères proposés et apprécier leur efficacité et leur applicabilité sur le terrain. Du côté du ministère de l’habitat et de l’urbanisme, on souligne que cette classification vise à mettre à la disposition du citoyen un référentiel qui lui permette de juger objectivement de la qualité d’un logement, de pouvoir procéder à des comparaisons des prix pour des produits de même catégorie et, in fine, de faire des choix en connaissance de cause.Au passage, un tel dispositif remettra inévitablement de l’ordre dans le secteur et constituera désormais une norme à laquelle les promoteurs immobiliers devront forcément se conformer.