L’OFPPT s’apprête à  lancer le programme Meda II

Un budget de 65,6 millions d’euros (750 MDH) est alloué à  ce programme.

C’est tellement rare que cela mérite d’être signalé : le programme Meda I d’appui à la mise à niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, d’un montant de 38 millions d’euros, est réalisé conformément aux objectifs et aux délais qui lui ont été fixés. Destiné à améliorer la formation professionnelle afin de satisfaire les besoins en compétences des entreprises marocaines, ce programme est assuré par l’OFPPT, autorité contractante et «agence d’exécution». Selon Larbi Bencheikh, DG de l’OFPPT, les montants engagés à ce jour s’élèvent à 35,5 millions d’euros, soit 94,5 %, et le paiement traité par l’office à 29,7 millions d’euros (84,1 %). Même s’il y a encore le temps, puisque la date de clôture du paiement est prévue pour fin 2006, M. Bencheikh assure que tout sera achevé dans les mois qui viennent. Mieux encore : le programme Meda II d’appui à la formation professionnelle dans les secteurs du tourisme, du textile et des NTIC, d’un montant de 65,6 millions d’euros, est déjà à un stade bien avancé en termes de préparation, de sorte que les différents contrats (assistance technique, acquisition d’équipements…) seront bientôt conclus ; c’est-à-dire avant la date prévue dans la convention, soit le 31 décembre 2005.

Textile, tourisme et NTIC en sont les bénéficiaires
Quand on sait qu’ailleurs, les programmes Meda atteignent péniblement 20 à 25% de réalisation, le travail de l’OFPPT mérite d’être mis en évidence. Car, in fine, ce sont les entreprises marocaines qui en profitent, elles qui sont durement confrontées à la concurrence internationale. Et c’est d’ailleurs pour relever ce défi que, sous l’impulsion des pouvoirs publics, l’OFPPT a mis en place un plan d’action en vue de former 400 000 jeunes à l’horizon 2007/2008. D’ores et déjà, le nombre d’établissements a crû de 18% en passant de 185 en 2002 à 218 en 2005, l’effectif des stagiaires a tout simplement doublé sur la même période (de 57 581 à 104 000) et, dans le même temps, l’effectif du personnel, au lieu d’augmenter corrélativement, a au contraire baissé. En langage moderne, cela s’appelle de la bonne gouvernance. Grâce aux économies réalisées sur toutes les rubriques et qui se chiffrent à 792,7 MDH, l’office a pu transférer du budget de fonctionnement vers le budget d’investissement un montant de 170 MDH.