L’exploitation commerciale de la LGV Kénitra-Tanger sera entamée vers mi-2018

Les entreprises marocaines ont réalisé 80% des travaux de génie civil. Les études relatives à la LGV Marrakech-Agadir sont bien avancées.

Les travaux du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Tanger avancent à grand pas. C’est ce qu’a tenu à souligner l’ONCF lors d’une visite de ce chantier comprenant aussi celle du viaduc de l’Oued Loukkous (long de 2,3 km). Ayant atteint un taux de réalisation de 78% (70 km étant déjà terminés), la ligne à grande vitesse liant Kénitra à Tanger devrait être exploitée commercialement vers mi-2018. Et ce, après plusieurs essais sur la ligne classique Casablanca-Kénitra entamés en janvier 2016 et la LGV Kénitra-Tanger qui démarrent en février 2017.

Longeant l’autoroute sur un axe linéaire, ce projet jugé social et environnemental a nécessité la construction de 12 viaducs pour un total de 10 km. Pour ce faire, l’ONCF a confié 80% de ses travaux de génie civil à des entreprises marocaines. Une fois achevée, cette ligne Kénitra-Tanger permettra une vitesse d’exploitation de 320 km/h. Le train à grande vitesse poursuivra son trajet vers Casablanca par la ligne classique (en triplement aujourd’hui avec un taux d’avancement des travaux de 80%) à une vitesse de 160 km/h. Cette LGV Casablanca-Tanger a nécessité un financement de 22,9 milliards de DH dans le cadre du contrat-programme 2010-2015.

En ligne avec le contrat-programme 2010-2015

Par ailleurs, cette visite a aussi été l’occasion pour Rabie El Khlie, DG de l’ONCF, de présenter le bilan de ce contrat-programme doté d’un budget de 33 milliards de DH. Avec un nombre de voyageurs estimé à 40,5 millions en 2015, l’office a engrangé des revenus de 1,48 milliard de DH. De plus, 220 millions de tonnes de marchandises diverses ont été transportées. Cette activité fret a rapporté 12,6 milliards de DH. Et ce, grâce à l’entrée dans de nouveaux secteurs d’activités comme l’automobile avec l’usine Renault à Melloussa et la construction de la zone logistique de Mita à Casablanca. Pour rester dans cette dynamique, l’ONCF a reconduit son accord avec l’OCP pour la période 2016-2021 et signé un partenariat avec PSA à Kénitra.

Pour le moment, la stratégie est payante. Le résultat d’exploitation a bondi de 94% pour se situer à 3,5 milliards de DH en 2015 et le résultat net est sorti du rouge pour atteindre 425 MDH. Sur la période 2010-2015, l’office a investi 34 milliards de DH, un chiffre en hausse de 88% par rapport à l’intervalle 2005-2009. Sa direction annonce par ailleurs que les études relatives à la LGV reliant Marrakech à Agadir sont bien avancées et que le doublement de la ligne classique Settat-Marrakech est réalisé à 75%.