L’évolution des TIC exige une autre façon de gérer les villes

La Smart City est un concept qui a pour ambition de rendre les services publics à portée de main des citoyens. Seules l’innovation et la créativité permettront une adaptation continue aux mutations engendrées par le numérique.

La quinzième édition du Salon international des technologies de l’information, MED-IT «One to one», s’est tenue, les 29 et 30 novembre à Skhirat, sous le thème: «Des villes plus intelligentes et durables via une stratégie de TIC collaboratives et ouvertes». Cette édition a vu la participation d’une centaine d’exposants nationaux et internationaux représentant la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Pologne, l’Inde, la Chine, les Etats-Unis, le Canada, les Emirats-Arabes-Unis, la Tunisie… La Belgique, invitée d’honneur, a été représentée par une dizaine d’exposants de Wallonie accompagnés par l’Agence wallonne à l’exportation (AWEX).

L’évènement a aussi réuni des acteurs majeurs du monde des IT (éditeurs, constructeurs et intégrateurs), parmi lesquels des géants tels que Dell, Kaspersky, Symantec, Microsoft, Fujitsu, etc. En outre, le salon a accueilli près 2 500 visiteurs professionnels dont 70% de décideurs (PDG, directeurs de département, chefs de projets IT, etc.).

Selon Frank Carruet, ambassadeur de Belgique au Maroc, «la Smart City est, avant tout, un concept qui permettra aux habitants des villes de devenir des citoyens au sens originel du terme». Et d’expliquer que «ce concept a pour ambition de rendre les services publics, ainsi que tout ce qui touche au citoyen, à portée de main. C’est un exercice de transparence, de bonne gouvernance et de l’implication de tout un chacun».

Les modèles économiques sont bouleversés

Quant à Samia Chakri, directrice de l’économie numérique au ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, elle constate que «les mutations engendrées par l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication ont bouleversé les modèles économiques classiques» et que «seules l’innovation et la créativité permettront une adaptation continue aux mutations de l’environnement du numérique». Pour sa part, Nasser Hajji, ancien secrétaire d’Etat chargé de la poste et des technologies, des télécommunications et de l’information, estime qu’«en ce qui concerne l’évolution des TIC,  nous sommes arrivés, d’un point de vue économique, à la fin d’un cycle qui a débuté dans les années soixante-dix». D’après lui, la fin de ce cycle est la conséquence de la forte baisse enregistrée au niveau des prix de la communication et du stockage de données.

Depuis le lancement du MED-IT en 2002, pas moins de 1 000 entreprises ont exposé au salon et plus de 600 conférences et 45 000 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Ce salon a permis la création de 35 nouvelles sociétés IT au Maroc.