L’Etat en quête de repreneur pour le zoo de Témara

Structurellement déficitaire, il sera concédé à un professionnel ayant des références internationales.

Le ministère des Finances et de la Privatisation vient de lancer un appel d’offres pour la concession au secteur privé de la gestion du zoo de Témara, officiellement le «Parc zoologique national de Rabat». La remise des offres est ouverte jusqu’en octobre 2004 et l’annonce des résultats prévue pour décembre prochain. Condition incontournable du cahier des charges, les postulants doivent être des professionnels du métier avec des références internationales. Cette condition ne ferme pas, toutefois, la voie à d’éventuels associés.
Ouvert au public en 1973, le parc s’étend sur 53 ha. Il abrite une collection de plus de 2 000 animaux représentant plus de 190 espèces, dont 22 menacées d’extinction. Il reçoit quelque 550 000 visiteurs par an, dont 30 % reviennent au moins une fois durant l’année.

On pourra lui adjoindre des distractions tout en préservant son cachet
Mais, il faut bien le dire, les recettes ne lui permettent pas de vivre. Aujourd’hui, ce parc arrive certes à couvrir ses frais d’entretien et de gestion, mais ne survit que parce que les salaires des employés sont pris en charge par le Haut commissariat des Eaux et Forêts, qui le gère de manière autonome. Cela ne devrait pas décourager les investisseurs potentiels ; ils savent que ce genre de parc, qui doit répondre à des contraintes environnementales et de sauvegarde des animaux, n’assure jamais un équilibre financier sur la seule base des recettes des entrées. C’est pour cela que, dans le monde entier, pour qu’ils soient bénéficiaires et donc susceptibles d’intéresser des investisseurs, la norme est de les autoriser à héberger des activités annexes (attractions, cafés, restauration…).
Avec ses 53 ha, le zoo de Témara offre de nombreuses possibilités d’aménagement. Mais tout doit être fait dans un cadre bien défini. D’ailleurs, la Direction des entreprises publiques et des privatisations qui a la charge du dossier a commandité une étude pour avoir une visibilité sur les moyens de le valoriser en respectant les normes garantissant la survie du parc et de ses pensionnaires.
D’ores et déjà, l’on sait que les investisseurs intéressés par des activités d’appoint devront s’astreindre à un certain nombre d’obligations, notamment la sauvegarde des espèces qui y sont domiciliées, la création d’un centre d’éducation environnementale, de sensibilisation du public à la préservation de la nature et de recherche scientifique

Les investisseurs intéressés par des activités d’appoint devront s’astreindre à la sauvegarde des espèces qui y sont domiciliées et à la création d’un centre d’éducation environnementale et de recherche scientifique.