Les ventes de médicaments augmentent de 10%

L’effet Amo et la plus grande disponibilité de génériques dopent le marché.
En cinq ans, la consommation de médicaments par habitant est passée de 232 à 264 DH.

L’effet Assurance maladie obligatoire (Amo) s’est fait ressentir sur l’activité du secteur pharmaceutique. Durant le premier trimestre 2007, les ventes de médicaments ont enregistré une évolution de 10%. Une croissance qui concerne d’abord le nombre d’unités de médicaments vendues sachant que le chiffre d’affaires, quoiqu’en légère hausse, connaîtra un tassement en raison de l’arrivée massive des génériques sur le marché. Déjà, ils représentent aujourd’hui 25% des ventes, contre 16% en 2000.

Les chiffres définitifs du secteur pour le 1er semestre 2007 ne seront rendus publics qu’en juillet, mais les professionnels sont optimistes et avancent que le secteur enregistrera une croissance à deux chiffres, contrairement à l’année 2006. En effet, durant l’exercice antérieur, l’évolution était de l’ordre de 7,7% seulement. Le chiffre d’affaires avait atteint 5,3 milliards de dirhams pour près de 203 millions de boîtes de médicaments vendues. 80% du chiffre d’affaires du secteur est réalisé dans le secteur privé, les 20% restants sont réalisés par le secteur public de la santé. La décision prise par le ministère de la santé d’augmenter, sur les trois prochaines années, de 300 MDH son budget de médicaments devrait impacter les résultats de l’année 2008.

Un contrat-programme pour le secteur pharmaceutique
Mais, au-delà des chiffres, 2007 reste une année importante pour le secteur puisque les IIes assises de la profession qui se tiendront en novembre prochain seront consacrées à la formation. Une problématique majeure pour les professionnels. Plusieurs contacts sont en cours avec l’OFPPT, certaines écoles et les facultés de médecine et de pharmacie, dans l’objectif d’introduire dans les cursus la formation des profils pointus qui manquent sur le marché : préparateurs en pharmacie, contrôleurs de qualité, techniciens et électromécaniciens. La faculté de pharmacie, quant à elle, est sollicitée pour former, outre des pharmaciens classiques, des pharmaciens industriels ou encore des pharmaciens techniciens.

Autre fait marquant de l’année 2007 : les discussions entamées par l’Amith avec le ministère du commerce et de l’industrie pour inclure le secteur pharmaceutique dans le plan Emergence. Une commission a été constituée et un appel d’offres sera incessamment lancé pour sélectionner un bureau d’études devant faire une radioscopie du secteur. Des conclusions qui serviront de base à l’élaboration d’un contrat-programme pour le secteur.